MAROC
24/05/2019 12h:04 CET

Sept personnes arrêtées en Espagne pour un trafic de drogue en provenance du Maroc

2.000 kg de haschich, des milliers d'euros ainsi que des véhicules et bateaux ont été saisis.

Guardia Civil

TRAFIC - Il n’y a pas que les fraises à Huelva. Lors d’une opération commune et avec le soutien de la douane française, la Guardia Civil, la police nationale espagnole et l’administration fiscale ont arrêté 7 personnes suspectées de trafic de drogue entre le Maroc et la ville portuaire espagnole. Les autorités ont saisi plus de 2.000 kilos de haschich, 3.000 euros en espèces, de nombreux téléphones portables, quatre véhicules, deux motos, trois bateaux et deux jet-skis.

L’enquête a été ouverte “après la détection d’un fort rebond des activités criminelles contre la santé publique, liées au trafic de drogue”, rapporte la Guardia Civil dans un communiqué. Les premières découvertes les mènent vers une véritable organisation criminelle qui, pour faire rentrer la drogue sur le sol espagnol avant qu’elle ne soit revendue dans toute l’Europe, utilise “des bateaux semi-rigides, appelés narcolanchas ou élastiques, pour se déplacer à grande vitesse entre des régions du nord du Maroc et la côte de Huelva”, indique le document. Grâce à ça, les trafiquants peuvent transporter de grandes quantités de haschich. 

Guardia Civil

Hélicoptère, patrouilleurs du service maritime provincial, personnel au sol. Les moyens sont déployés pour intercepter un premier navire de l’organisation au large des côtes espagnoles. Les trafiquants prennent la fuite mais le bateau et sa cargaison -2.090 kg de haschisch enveloppés dans 69 balles de jute- sont saisis. Une fois tous les membres de l’organisation criminelle identifiés, les autorités ont procédé à leurs arrestations en plusieurs étapes. 

“Les organisations criminelles installées sur le terrain de Gibraltar ont été contraintes, à la suite de pressions policières auxquelles elles sont soumises depuis des mois, de déplacer leurs activités dans des zones plus reculées où elles ne disposent pas d’infrastructures solides”, souligne la police nationale en conclusion.