TUNISIE
10/12/2018 15h:12 CET

Selon son conseiller, Béji Caid Essebsi a bel et bien accordé la grâce présidentielle à Borhen Bsaies

C'est ce qu'a affirmé Firas Guefrech, conseiller du président de la République sur les réseaux sociaux.

Anadolu Agency via Getty Images

Le conseiller à la présidence de la République, Firas Guefrech, a annoncé lundi la signature, par le président de la République Béji Caid Essebsi, de la décision d’accorder une grâce présidentielle au chargé des affaires politiques de Nidaa Tounes, Borhen Bsaies.

Cette grâce a été accordée en marge du 70ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, fêté, ce 10 décembre.

 

Ce dernier avait été condamné en octobre dernier par la Cour d’appel de Tunis à 2 ans de prison ferme, et a été arrêté par une patrouille de police. Le voilà donc libre après près de deux mois de détention.

Le Tribunal de Première Instance de l’Ariana avait déjà condamné, le chargé des affaires politiques du parti Nidaa Tounes à 2 ans de prison ferme et d’une amende de 198.000 dinars dans l’affaire de la Société Tunisienne D’entreprises et de Télécommunication (SOTETEL), filiale de Tunisie Télécom. Mais son avocat avait fait appel, ce qui a suspendu la décision.

Borhene Bsaies avait été condamné en première instance pour avoir occupé un poste d’emploi fictif au sein de la SOTETEL pendant 6 ans. Il est accusé “d’usage de son statut pour l’acquisition de profits pour lui et pour des proches ainsi que pour mauvaise gestion administrative” et ce, conformément à l’article 96 du code pénal rapporte Express Fm.

Une plainte avait été déposée contre lui par des agents de la SOTETEL en mai 2011. Un mandat de dépôt avait été émis à son encontre en 2013 mais avait été libéré à la suite du paiement d’une caution.

Intervenant sur la radio Shems Fm, un de ses avocats Wissem Saidi avait alors nié le caractère fictif de l’emploi de Borhene Bsaies au sein de la SOTETEL indiquant que celui-ci travaillait en tant qu’ “attaché administratif”.

Il avait affirmé que contrairement aux motifs de la plainte déposée par plusieurs agents de la SOTETEL, son client était bel et bien employé de la société ayant “des factures téléphoniques prouvant qu’il y a travaillé pendant 6 ans”. 

 

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