TUNISIE
30/11/2018 17h:14 CET

Selon Noureddine Taboubi, la seule solution au boycott des examens est d'approuver les propositions des professeurs

Il a appelé à la nécessité de doubler les primes de contrôle et de correction des professeurs et de les faire bénéficier d’une promotion exceptionnelle.

Anadolu Agency via Getty Images

La seule solution pour régler la crise du secondaire est d’approuver les propositions inscrites dans les procès verbaux déjà signés entre le syndicat et le gouvernement, a déclaré, vendredi, le secrétaire général de l’UGTT, Nourredine Tabboubi.

Le responsable syndical s’exprimait en marge d’une conférence de la fédération générale des professeurs du corps commun et des conseillers appliqués à Hammamet.

Dans une déclaration à la TAP, il a appelé à la nécessité de doubler les primes de contrôle et de correction des professeurs et de les faire bénéficier d’une promotion exceptionnelle afin de les encourager à développer leurs compétences.

Revenant sur les déclarations du chef du gouvernement qui a préconisé le retour aux négociations concernant les augmentations salariales dans la fonction publique, Taboubi a souligné que seuls les résultats de ces négociations sont importants. Et d’expliquer “Il faut qu’ils soient à la hauteur des attentes des fonctionnaires”, a-t-il insisté.

La fédération générale de l’enseignement secondaire a annoncé, jeudi, qu’elle demeure attachée au boycott des examens en l’absence d’un accord, précisant qu’une commission administrative sectorielle se tiendra le 8 décembre pour décider des formes de protestation envisagées.

Position du ministère de l’Education et de l’Atupe

De son côté, le ministère de l’éducation a considéré que l’appel au boycott des examens du premier trimestre est une forme d’incitation des enseignants à ne pas respecter un devoir professionnel, conformément au statut, celui de passer les examens et de les corriger, soulignant que ce boycott peut aboutir à des retenues automatiques sur salaire et à des mesures disciplinaires.

L’association tunisienne des parents d’élèves (ATUPE) a pour sa part dénoncé la poursuite de l’implication des élèves dans les conflits entre le ministère de l’éducation et la fédération générale de l’enseignement secondaire.

L’association a estimé que cette situation pourrait influer négativement sur la concentration des élèves et la stabilité des établissements scolaires en général.

Elle a, en outre, appelé tous les intervenants à ouvrir un dialogue sérieux pour examiner tous les dossiers en suspens et engager une réforme effective du système éducatif pour garantir un meilleur avenir aux générations futures.

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