TUNISIE
08/10/2018 13h:44 CET

Selon l'ambassade britannique, il existe un programme pour améliorer les compétences en communication du gouvernement tunisien

L'affaire Saatchi&Saatchi “a été un peu exagérée dans les médias" selon Kate English, chef de mission adjoint à l’ambassade britannique en Tunisie

La chef de mission adjoint de l’ambassade du Royaume-Unis en Tunisie, Kate English, est revenu, lundi, sur l’affaire Saatchi&Saatchi, dévoilée en juillet dernier par The Guardian et qui avait fait grand bruit en Tunisie.

Alors que le journal britannique avait affirmé que le Royaume-Uni aurait engagé une agence pour promouvoir les réformes du gouvernement en Tunisie, dictées par le FMI, ce qu’a nié le gouvernement tunisien et l’Ambassade du Royaume-Unis en Tunisie, Kate English a affirmé ne rien avoir à cacher.

“On a un projet qui fait partie de notre programme de développement ici en Tunisie. C’est un programme fait avec l’agence gouvernementale britannique de communication” a-t-elle expliqué ajoutant que “cette agence est impliquée dans tous les programmes où nous faisons de la communication que ce soit en Tunisie, en Afghanistan, en Irak ou dans d’autres pays”.

Pourquoi ce programme? “Parce que nous avons entendu les Tunisiens, qui veulent plus de communication et plus de transparence de la part du gouvernement, et le gouvernement tunisien qui veut améliorer ses compétences en communication” a-t-elle indiqué.

Selon elle, le projet vise à fournir une formation aux agents publics tunisiens pour mieux comprendre les besoins des citoyens et pour mieux communiquer sur le travail du gouvernement: “Par exemple, nous avons fourni une formation sur comment organiser des focus group et sur comment on peut utiliser et comprendre ce que les tunisiens pensent”.

“L’histoire a été un peu exagérée dans les médias (...) Nous soutenons le gouvernement tunisien. Nous ne soutenons pas un parti politique ou une personnalité politique. C’est le gouvernement tunisien à travers ses agents publics” qui est visé.

7 bourses entièrement financées au profit des étudiants tunisiens

Affirmant que les relations entre la Tunisie et le Royaume-Uni se sont multipliées depuis la révolution, la chef de mission adjoint de l’ambassade a expliqué qu’avant la révolution, il y avait seulement 5 diplomates britanniques en Tunisie: “Aujourd’hui, il y en a 50. Cela montre le niveau de nos relations et de nos efforts ainsi que le niveau de notre ambition”.

Si la Tunisie et le Royaume-Unis ont une longue et historique relation, Kate English pense que les deux pays peuvent aller “beaucoup plus loin au niveau économique et commerciale mais aussi au niveau de l’éducation”.

À ce niveau, le programme de bourses Chevening au profit des étudiants tunisiens a été mis en place. Au total, 7 bourses 100% prises en charge sont proposées: “La cible, c’est les Tunisiens qui veulent étudier en Master au Royaume-Unis. Ce sont des bourses prises en charge à 100%” dit-elle appelant les tunisiens à postuler en masse: “Pour le moment, nous n’avons pas reçu de nombreuses candidatures, contrairement à d’autres pays où nous avons beaucoup de demandes. Donc j’appelle les étudiants tunisiens à postuler”.

Un autre programme mis en place en collaboration avec le ministère de l’Éducation concerne la lutte contre l’abandon scolaire. “Plus de 100.000 élèves quittent chaque année les bancs de l’école, c’est un chiffre important” s’est-elle alarmée.

“Nous avons commencé un grand programme avec le ministère (...) pour ouvrir quelques écoles de la deuxième chance” qui permettra à ceux qui ont abandonné l’école de pouvoir avoir une éducation traditionnelle mais également technique”.

“Nous allons également lancer un programme de soutien à l’enseignement de la langue anglaise dans les écoles publiques en Tunisie (...) parce que nous avons reçu la demande de la part du gouvernement tunisien” a affirmé Kate English/

Dans le cadre de ce projet, l’ambassade du Royaume-Uni en Tunisie formera des enseignants tunisiens.

 

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