TUNISIE
26/10/2018 13h:36 CET | Actualisé 26/10/2018 13h:39 CET

Selon la défense de Belaid et Brahmi, Ennahdha exerce des pressions sur des responsables sécuritaires pour les dissuader de témoigner

Les documents de la "chambre noire" du ministère de l'Intérieur risquent d'être détruits prévient le comité de défense.

FETHI BELAID via Getty Images

Le Collectif de défense des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi a indiqué que des informations font état qu’un certain nombre de responsables sécuritaires et politiques proches du parti Ennahdha exercent de plus en plus de pressions pour “ouvrir la chambre noire et détruire les documents” archivés.

Dans une déclaration publiée, vendredi, le Collectif de défense fait assumer au ministre de l’Intérieur sa responsabilité dans la protection du contenu de la “chambre noire” contre les tentatives d’y accéder sans mandat judiciaire.

Il rappelle que les documents contenus dans “la chambre noire” ont été inventoriés en 2015 et que la liste complète des dossiers suffit à elle seule de lui faire assumer la responsabilité pénale.

Par ailleurs, le collectif de défense invite le personnel des directions des Services spécialisés et des Archives relevant du ministère de l’Intérieur ainsi que tous les cadres et agents des forces de sécurité intérieure à “faire face à toute tentative visant à brouiller les pistes de l’organisation secrète du Mouvement Ennahdha et la protéger en cas de poursuites judiciaires”.

Le Collectif de défense condamne, dans ce sens, les pressions que le mouvement Ennahdha exerce sur certains responsables sécuritaires en vue de les dissuader de témoigner devant la justice.

Il appelle les partis politiques, la société civile et les personnalités nationales à faire pression sur le département de l’Intérieur pour empêcher la détérioration du contenu de la chambre noire.

Au cours d’une conférence de presse, le 2 octobre dernier, le Collectif de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi ont fait état de l’existence d’une “chambre noire” au sein du ministère de l’Intérieur qui renferme des preuves en rapport avec l’assassinat de ces deux martyrs.

De son côté, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiène Zaâg, a démenti l’existence de toute “chambre noire” au sein du département.
Selon Zaâg, toutes les archives et tous les documents administratifs sont conservés selon les réglementations et les lois en vigueur dans l’administration centrale spécialisée en la matière.

 

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