MAROC
13/05/2018 13h:39 CET | Actualisé 13/05/2018 13h:40 CET

Sans surprise, Nabil Benabdellah reconduit à la tête du PPS

Et de trois pour Nabil Benadbellah !

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PARTIS - Il avait annoncé sa candidature le 9 mai, via son compte twitter, précisant qu’il répondait ainsi à “la demande insistante de mes camarades”.  Le soutien de ses derniers a finalement permis à Nabil Benabdellah de briguer un troisième mandat à la tête du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS). Il a été réélu dans la nuit de samedi à dimanche, avec 80% des voix, à l’issue de l’élection tenue au cours du 10e congrès national du parti portant le slogan “Un souffle démocratique nouveau”.

“Heureux”, Benabdellah s’est exprimé par la même voie, présentant ses “vives remerciements à tous les militantes et militants du parti pour cette confiance renouvelée et leur volonté de continuer le militantisme ensemble pour un Maroc de démocratie, de progrès et de justice sociale”.

Sur la balance du vote, Benabdellah a pesé bien lourd que son unique adversaire Saïd Fekkak, membre de la direction du PPS et ancien président de la jeunesse socialiste (Chabiba du PPS). Benabdellah a ainsi obtenu 371 voix des membres du conseil central (80%), contre 92 pour son rival. 

Sous une salve d’applaudissements et à côté de son adversaire au fair-play affiché, le secrétaire général a pris la parole pour exprimer sa satisfaction du parcours du PPS, saluer toutes les organisations du parti pour avoir permis “le succès” du congrès et les appeler à “relever les défis à venir”.

En mars dernier, l’homme politique avait présenté, lors d’un point de presse, le projet  politique de son parti cherchant “un nouveau souffle démocratique” et mettant l’accent “sur l’idéologie inchangée du PPS”. “Nous sommes un parti de gauche et nous le sommes restés depuis la constitution”, avait clamé Nabil Benabdellah. Et de préciser que son parti n’a pas décidé de rester dans le gouvernement “pour y placer des ministres”. “Nous l’avons fait pour interagir positivement avec la scène politique et pour être au service de l’intérêt du pays”, avait-t-il tenu à souligner.

Quant au choix du PPS de rallier le gouvernement islamiste en 2011, il a obéi, selon lui, au même principe. “Aujourd’hui, ceux qui nous critiquaient ont intégré le gouvernement de Saad-Eddine El Othmani et ils l’applaudissent”, avait-il ajouté faisant illusion à l’USFP.    

Son “nouveau souffle démocratique” est ainsi assimilé à un besoin dicté par la période actuelle. “La lenteur du processus démocratique au Maroc relève de notre responsabilité à tous (...) Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas encore réussi à mettre en place la société démocratique escomptée”, avait-il confié, par la même occasion.

Le PPS continuera donc son chemin avec toutefois l’objectif de “remédier à ses lacunes par une présence plus active auprès des citoyens”. 

Quant au courant “Kadimoune” (“Nous arrivons”) qui avait intenté un procès, dans le cadre d’une procédure d’urgence, à Benabellah tentant d’annuler ce congrès, il s’était vu refuser sa requête, au début de cette semaine. Mais il ne s’estime pas pour autant vaincu, puisqu’il avait déposé une plainte bien avant de saisir cette procédure d’urgence. Le procès devrait s’ouvrir le lundi 14 mai au tribunal de première instance de Rabat. Affaire à suivre...