MAROC
26/01/2019 12h:51 CET | Actualisé 26/01/2019 12h:58 CET

Sans clash mais avec un message, Don Bigg signe son retour dans un nouveau clip

Avec plus d'1 million de vues en quelques heures.

RAP - Avec son tout dernier titre, Don Bigg fera-t-il mieux que “170 kg”, son clip viral au 17 millions de vues? Ça semble en tout cas bien parti pour “PW (Psycho wrecking)”, qui vient de dépasser le million de vues, quelques heures à peine après sa mise en ligne ce 25 janvier. 

Pas de clash cette fois-ci, mais une analyse du Maroc sous forme de parabole dont les clés sont livrées à la fin du clip. Dans ce dernier, précédé de la mention “interdit aux moins de 18 ans”, exit la darija et place de bout en bout à des paroles en anglais, accompagnées de sous-titres en arabe. 

Voiture de luxe, allure bad boy et prises de vue aériennes du pont à haubans Mohammed VI annoncent dès le début du clip une ambiance à l’américaine. Une jeune femme en bas, dessous et porte-jarretelles attend, lascive sur un lit, le personnage, incarné par Bigg. Très vite, l’imagerie érotique bascule dans une atmosphère façon tueur en série.

En fin de clip, juste après une mention “to be continued” (à suivre, ndlr), un texte tente d’expliciter la démarche du rappeur sur fond de musique dramatique: “La schizophrénie de nos sociétés est prouvée de façon mortelle. Elle nourrit la misogynie qui commence par l’objectification des femmes, passe par la violence et peut se conclure par une décapitation!”. 

Comme pour illustrer le propos, le texte se poursuit par une énumération de femmes disparues auxquelles le clip est dédié: “Amina Filali, victime à Larache d’une pratique schizophrène de la justice, Louisa Vesterager Jespersen et Maren Ueland, victimes à Imlil d’une compréhension schizophrène de la religion, la jeune mère décapitée à Ifrane, victime d’une façon schizophrène d’aimer... et à toutes les Malala Yousafzai du monde, victimes d’une large palette de comportements schizophrènes”.

Dans les nombreux commentaires figurant tant sur YouTube que sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter notamment, les internautes sont largement divisés. Si certains saluent le talent de Don Bigg, d’autres dénoncent un clip lui-même schizophrène, qui sous couvert de dénoncer une situation, l’exploite non sans opportunisme. Le buzz ne fait que commencer.