TUNISIE
19/04/2018 19h:03 CET | Actualisé 20/04/2018 11h:39 CET

Samir Taieb s'attaque au Syndicat de l'enseignement secondaire, l'UGTT répond

Les échanges houleux continuent.

Facebook/ Samir Taieb

Invité sur Mosaique FM, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb, a exprimé sa position par rapport à la crise de l’enseignement secondaire et le conflit qui réunit le Syndicat et le ministère de l’Education.

Considérant la grève des professeurs comme “illégale” et leurs revendications “matérielles”, Taieb a fait savoir que la négociation ne se fait pas de cette façon, critiquant la méthode adoptée par le Syndicat de l’Enseignement secondaire.

“Si vous souhaitez négocier, vous ne venez pas une arme à la main. Comment peut-on négocier alors que le Syndicat a déjà entamé un blocage des notes” a-t-il martelé

Quant au côté “illégal” de la grève, le ministre a critiqué l’organisation d’une grève à quelques jours des examens, sans aucun avis écrit préalable, ni l’approbation de la centrale syndicale.

Il a cependant laissé entrevoir l’espoir d’une sortie de crise si jamais le Syndicat cesse sa politique d’escalade, ajoutant que toutes les portes du dialogue demeurent ouvertes.

Les propos du ministre ont été vivement critiqués par le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi qui s’était étonné du changement du position de Samir Taieb à l’égard du droit de grève. 

“Vous avez oublié votre appel à la grève de l’enseignement supérieur sous le régime de Ben Ali? (...) Est ce que vous changez de casquette en fonction de votre position? (...)”, s’est-il interrogé sur un ton ironique. 

Taboubi a par ailleurs estimé que le gouvernement veut instrumentaliser cette crise pour faire de la pression sur l’UGTT. 

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