ALGÉRIE
07/08/2018 09h:45 CET | Actualisé 07/08/2018 12h:23 CET

Salim Yezza condamné à un an de prison avec sursis

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Le tribunal de Ghardaïa a condamné le militant Salim Yezza, arrêté le 14 juillet 2018 à l’aéroport de Biskra, à un an de prison avec sursis et une amende de 100.000 Da ferme, a annoncé son avocat Kouceila Zerguine.

“Un appel sera interjeté sur cette décision dans les délais prévus par le code de procédures pénales”, a rajouté l’avocat de la défense. 

A en croire la même source, il sera libéré immédiatement.

Le procureur de la République près du tribunal correctionnel de Ghardaïa avait requis le 24 juillet 2018 deux ans de prison ferme contre Salim Yezza.

Le verdict était prévu mardi 31 juillet 2018 avant d’être renvoyé pour ce mardi 07 août.

Me. Kouceila Zerguine a rajouté que les avocats de la défense de Salim Yezza envisageant de “saisir les deux rapporteurs spéciaux de l’ONU en l’occurrence M. Michel Forest, rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme ainsi que M. David Kaye, rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à libéré d’opinion et d’expression.

Il a également rajouté que l’état de santé de Salim Yezza “s’est dégradé depuis Son incarcération, du fait de son exercice par le passé du métier de la taille de pierre”.

Salim Yezza, qui revenait de France le 5 juillet 2018 pour assister à l’enterrement de son père, a été arrêté par des éléments de la PAF alors qu’il s’apprêtait à rentrer à Paris, où il réside, par l’aéroport de Bikra, Mohamed Khider.

Le militant pour les droits de l’Homme faisait l’objet d’un mandat d’arrêt daté du 10 juillet 2018 selon plusieurs médias, émis par le procureur de Ghardaïa pour “incitation à la violence et incitation à la haine” suite à des déclarations tenues lors d’une émission diffusée en 2014 sur les événements de Ghardaïa.