MAROC
16/07/2019 20h:12 CET | Actualisé 16/07/2019 20h:17 CET

Salaires, erreurs techniques, cafouillages... Mustapha Hadji déballe les dessous de la CAN sans langue de bois

"Je suis très loin des 300.000 dirhams. Si je voulais l’argent, je serais parti au Qatar"

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FOOTBALL - Deuxième adjoint du sélectionneur national Hervé Renard, Mustapha Hadji s’est exprimé ce mardi 16 juillet sur les ondes de Radio Mars. Sans langue de bois, l’ancien international marocain revient sur les raisons de l’élimination des Lions de l’Atlas en Coupe d’Afrique des Nations 2019, en Egypte, les salaires du staff et l’éventuel départ du technicien français lors d’un entretien téléphonique avec Lino Bacco et l’équipe de l’émission “Mars Attack”.

“On reste un staff uni jusqu’au bout dans la défaite comme la victoire”, déclare l’ancienne gloire du football marocain. “On est les premiers responsables, de la prestation et de la défaite contre le Bénin. Je ne parle pas des joueurs, je parle du staff technique. On est les premiers déçus. On avait des possibilités de battre le Bénin. On a peut-être fait de mauvais choix. C’est essentiellement notre faute... Il ne faut pas blâmer les joueurs ni la fédération”, a-t-il reconnu sur les ondes de Radio Mars en début de conversation. 

Facebook/Hervé Renard

Concernant le choix de l’effectif sur le terrain, là encore Hadji n’est pas passé par quatre chemins. “Chacun donne sa vision, mais Hervé Renard c’est le patron au final. On a voulu avoir une équipe soudée. Malheureusement les joueurs ont peut-être trop joué de matchs. Peut-être contre l’Afrique du Sud, il aurait fallu mettre 80% de l’équipe au repos. On a des joueurs comme Boussoufa, El Ahmadi, Saïss, Ziyech  Belhenda qui ont fait pratiquement tous les matchs... De les faire jouer des matchs complets tous les 3-4 jours, à ce niveau-là, on a fait une grosse erreur, c’est certain”. 

Autre question qui fâche, l’absence des éléments de la Botola au sein de l’équipe nationale. “Aujourd’hui, je constate qu’il y a quatre clubs qui ont été énormes sur le plan africain, avec de grands joueurs. Je pense qu’il serait logique de convoquer des joueurs de la Botola en équipe nationale. Je ne parle pas de deux ou trois joueurs. Je vous parle d’un ensemble de joueurs qui ont été à la hauteur de ce qu’on attend d’eux. Tu ne peux pas aller jouer une finale, aller chez les Tunisiens et les Égyptiens, les mettre en difficulté, et ne pas jouer en équipe nationale, ce n’est pas normal”, se désole le technicien.

“On a une Botola structurée, qui va dans le bon sens, et je pense qu’à l’avenir, si on continue dans cet élan-là, je suis sûr et certain que la majorité des joueurs en équipe nationale viendront de la Botola”, poursuit Hadji.

Enfin, le natif d’Ifrane a souhaité réagir aux rumeurs concernant les salaires mirobolants de Hervé Renard et ses adjoints, diffusés il y a quelques jours par le quotidien Al Massae, et largement relayés par les médias. Hadji a ainsi tenu à mettre les choses au clair concernant son prétendu salaire. Il balaye les rumeurs selon lesquelles il toucherait 300.000 dirhams par mois, une somme qu’il considère particulièrement exorbitante pour son poste. “C’est totalement faux, je suis très loin des 300.000 dirhams. Je vous le jure si je touchais 300.000, je ne serais pas là en train de vous parler, si je voulais l’argent, je serais parti au Qatar”, a t-il révélé pour mettre fin aux spéculations.