ALGÉRIE
04/11/2015 01h:45 CET | Actualisé 04/11/2015 01h:46 CET

Pots-de-vin de Saipem en Algérie: Paolo Scaroni blanchi par la justice italienne

ENI

La juge Alessandra Clemente de tribunal de Milan a totalement blanchi l'ancien patron du groupe italien ENI, Paolo Scaroni dans l'affaire des pots-de-vin de Saipem versés par Saipem en contrepartie de l'octroi de plusieurs contrats.

Pour le tribunal de Milan, il n’y a aucune preuve valide sur l’implication de Paolo Scaroni dans l’affaire de corruption internationale. Il considère que Saipem est une entité indépendante d'ENI et de Scaroni. L'ancien patron d'ENI a été "blanchi" totalement par la justice italienne.

L'enquête menée par le tribunal de Milan n’a apporté aucune preuve valide de l’implication de Paolo Scaorni, l'ancien P-DG du groupe énergétique italien ENI, dans l’affaire des pots de vins dans l'obtention de marchés en Algérie, indique mardi la presse italienne dans ses comptes-rendus.

Au cours du procès qui s’est tenu lundi au tribunal de Milan, la juge Alessandra Clemente a souligné dans son verdict d'acquittement des "insuffisances de preuves sur une responsabilité avérée ou démontrable", de l’ancien Pdg d’Eni dans cette affaire de corruption internationale, précise de son côté l'agence Reuters.

La juge a estimé que "les éléments de mise en accusation» contre Paolo Scaroni sont "contradictoires". Pour la juge Alessandra Clemente , il n'existe pas de "preuve directe" reliant l’ancien PDG d’Eni, Paolo Scaroni et l’ex chef de sa filiale Saipem Afrique du Nord Antonio Vella.

Différence entre ENI et Saipem

En outre, le tribunal de Milan estime qu’il y a une différence entre la société mère et sa filiale : ''Saipem est indépendante d’Eni et de Scaroni'', argumente Alessandra Clemente.

Antonio Vella a également été acquitté, selon le quotidien italien la Repubblica. En septembre 2014, la justice italienne avait ouvert une enquête sur l’entreprise financière ''Paolo Scaroni Trust'', par laquelle auraient transité quelques 198 millions d’euros de pots de vin.

L'argent a été envoyé à la Pearl Partner du franco-algérien Farid Bejaoui, en échange de l'obtention de plusieurs contrats d'un montant total de plus de 8 milliards d'euros. Le 3 Octobre dernier, le procureur général de Milan avait requis deux ans et 10 mois de prison pour Tullio Orsi, ancien PDG de Saipem Algérie, en plus de la confiscation de 1,3 million de francs suisses.

LIRE AUSSI :

L'affaire Saipem-Sonatrach jugée le 2 décembre à Milan: sans Paolo Scaroni, ni Chakib Khelil

Au Café Presse de RadioM: Meziane, Khelil, les bureaux Hemche et la "tangenti" à l'Algérienne (VIDÉO)

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.