MAROC
03/12/2018 14h:51 CET

Sahara: Une délégation marocaine se rendra à Genève pour une table ronde où sont attendus le Polisario, l'Algérie et la Mauritanie

Conduite par Nasser Bourita, la délégation devra s'asseoir à la table des négociations.

Florian Gaertner via Getty Images

SAHARA - Une délégation marocaine se rendra, à Genève les 5 et 6 décembre 2018, pour participer à “une table ronde” au sujet du différend régional sur le Sahara marocain, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale. 

Une rencontre qui intervient après la résolution 2440 adoptée à l’ONU par le Conseil de sécurité, le 31 octobre dernier, et qui fait suite à l’invitation de l’Envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU, Horst Köhler, adressée le 28 septembre au Maroc et le 23 novembre dernier à l’Algérie, au Polisario et à la Mauritanie, souligne le communiqué. Ladite résolution encourage les participants à la table ronde à Genève, notamment l’Algérie, ”à participer sans préconditions et de bonne foi”, à “oeuvrer de manière constructive avec l’envoyé personnel (de l’ONU, ndlr) dans un esprit de compromis, durant toute la durée du processus, pour parvenir à des résultats positifs”, peut-on lire dans la résolution qui “consacre, pour la première l’Algérie comme partie principale dans le processus politique”, avait indiqué l’ambassadeur marocain à l’ONU, Omar Hilale suite au vote. 

La délégation marocaine, conduite par le ministère des Affaires étrangères Nasser Bourita, comprendra divers acteurs engagés sur la question du Sahara marocain, à savoir Omar Hilale, Sidi Hamdi Ould Errachid, président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, Ynja Khattat, président de la région Dakhla-Oued Eddahab et Fatima Adli, membre du Conseil municipal de Smara. 

Ainsi, devront s’asseoir à la table des négociations, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario à Genève durant ces deux jours pour trouver “une solution politique réaliste, pragmatique, durable, basée sur l’esprit de compromis”. “Il faudra éviter que cette rencontre ne se transforme en Manhasset bis où ce pays était présent et se gardait en marge des pourparlers”, avait glissé Nasser Bourita devant la presse, le 1er novembre dernier.