MAROC
16/06/2019 12h:09 CET

Sahara: Le Salvador retire sa reconnaissance de la “RASD”

Le Salvador se met “du côté du reste du monde en respectant la souveraineté du Maroc”.

MAP

SAHARA - Le 6 juin, le Salvador avait annoncé qu’il procéderait à une ”évaluation” de ses relations diplomatiques avec la “République arabe sahraouie démocratique” (RASD), dans le cadre de l’élaboration de sa “nouvelle politique étrangère”. Hier, samedi 15 juin, ce pays d’Amérique centrale a rendu son verdict: retrait de sa reconnaissance du “RASD” et rupture immédiate de toute relation diplomatique avec le polisario, qu’il qualifie “d’entité virtuelle”.

Annonce faite au San Salvador par le nouveau président salvadorien, Nayib Bukele, affirmant que son pays se met désormais “du côté du reste du monde en respectant la souveraineté du Maroc”. C’est ce qu’il a déclaré, lors d’un point presse conjoint avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, ajoutant que “pour des raisons idéologiques, le Salvador avait reconnu une république virtuelle, inexistante, qui n’a pas de territoire ni de population”.

Le président salvadorien a aussi exprimé son regret que “les relations du Salvador avec le Maroc et l’ensemble des pays arabes” se soient “affaiblies à cause d’“une décision qui n’a pas de sens prise pour des raisons purement idéologiques”. Et d’ajouter que reconnaître la “RASD” a “isolé (son) pays du Maroc et du monde arabe”.

Une erreur que le pays veut corriger. Le président du Salvador a donc fait part de la volonté du Salvador de renforcer ses relations de coopération avec le royaume dans tous les domaines, affirmant son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc, à sa souveraineté nationale, ainsi qu’à l’initiative d’autonomie comme seule solution au différend régional sur le Sahara. 

Une décision saluée par le chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, qui s’est réjoui des efforts diplomatiques déployés par la diplomatie marocaine. Pour lui, la poursuite de “la mobilisation collective pour défendre la cause de l’unité nationale du pays” devra se poursuivre.