MAROC
10/10/2019 17h:29 CET

Sahara: Le rapport de l'ONU rappelle les fondamentaux de la position du Maroc

Il a réitéré la nécessité de “l’engagement ferme de l’ensemble des parties, jusqu’à l’aboutissement du processus politique”.

Associated Press
UN Secretary General Antonio Guterres addresses the 74th session of the United Nations General Assembly, Tuesday, Sept. 24, 2019. (AP Photo/Richard Drew)

SAHARA - “Solution politique juste, durable et mutuellement acceptable”. Dans son dernier rapport au Conseil de sécurité sur le Sahara marocain, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réitéré les fondamentaux de la position du Maroc. Rappelant les résolutions 2440 et 2468, il a souligné la nécessité de “l’engagement ferme de l’ensemble des parties, jusqu’à l’aboutissement du processus politique”.

Il s’agit d’une position immuable réaffirmée par le discours prononcé par le roi Mohammed VI, le 29 juillet 2019, à l’occasion du 20e anniversaire de la fête du Trône. Le souverain y avait souligné “notre engagement sincère à garder la main tendue en direction de nos frères en Algérie, fidèles en cela aux liens de fraternité, de religion, de langue et de bon voisinage, qui unissent depuis toujours nos deux peuples frères”. Et d’y affirmer que “le Maroc maintient son adhésion sincère au processus politique sous l’égide exclusive des Nations Unies”.

Pour Guterres, l’engagement ferme et sincère du Maroc dans le processus politique sur le Sahara marocain, sous les auspices exclusifs des Nations-Unies montre qu’une solution n’est possible que dans le respect de la souveraineté du Maroc, dans le cadre de son initiative d’autonomie. Une position réitérée par le royaume dans la lettre de l’ambassadeur Omar Hilale, Représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, adressée le 15 avril dernier à l’ancien envoyé personnel du SG, Horst Kohler, mettant en relief la position du Maroc par rapport aux récents développements du processus politique.

Dans cette lettre, citée dans ce rapport du Conseil de sécurité, le Maroc a appelé à une plus grande implication de l’Algérie, précisant que, pour sa part, le royaume avait mis sur la table la proposition d’autonomie, et qu’il s’attend à ce que les autres parties démontrent leur engagement sincère pour arriver à une solution, dans le cadre de cette initiative.

Sur la gestion de ce dossier, les efforts consentis pour l’instant sont, pour le SG de l’ONU, satisfaisants. Ce dernier s’est félicité, d’ailleurs, des efforts de son ancien envoyé personnel, Horst Kohler, qui a réussi, estime-t-il, à relancer le processus politique et à instaurer une dynamique notamment à travers l’organisation de deux tables rondes ayant réuni les parties au différend, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le “polisario”. Quatre composantes “indispensables à la poursuite du processus politique et au maintien du momentum actuel, dans l’attente de la nomination d’un nouvel envoyé personnel”, a-t-il précisé.

Enfin, le rapport reprend les éléments de la résolution 2468, adoptée le 30 avril 2019, notamment son soutien à l’initiative d’autonomie, qualifiée de crédible et sérieuse par le Conseil de sécurité des NU, depuis sa présentation en 2007.