MAROC
25/08/2019 18h:53 CET | Actualisé 25/08/2019 22h:21 CET

Sahara: Le Japon réaffirme son soutien au Maroc et sa non-reconnaissance de la "rasd"

A la veille de l’ouverture de la TICAD VII.

MAECI Maroc/Twitter

SAHARA - A la veille de l’ouverture de la conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 7), qui se tiendra du 28 au 30 août à Yokohama, le Japon réaffirme son soutien à l’intégrité territoriale du royaume en réitérant sa non reconnaissance de la pseudo “République arabe sahraouie démocratique” (RASD).

Le Japon rejoint ainsi plusieurs puissances, dont les États-Unis, l’Union européenne et de nombreux pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine qui ont tous reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara.

Dans un entretien accordé à la MAP, l’ambassadeur Katsuhiko Takahashi, Directeur général du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au ministère japonais des Affaires étrangères a souligné que cette non reconnaissance de la “RASD” représente “une position constante et immuable que le Japon n’a pas l’intention de changer”. Et de préciser que le Japon croit que le différend régional artificiel autour du Sahara doit être résorbé de manière pacifique à travers le dialogue entre “les parties concernées”.

En réitérant sa position, le Japon vient d’infliger un nouveau revers aux séparatistes au moment où le “polisario et son mentor tentaient d’exploiter une éventuelle présence au Japon pour créer une confusion sur la position de ce pays sur la question nationale”.

Pour une source proche du dossier, le Japon “a adressé un message à peine voilé à l’Algérie pour assumer ses responsabilités dans ce différend régional”, en soulignant la nécessité d’implication des “parties concernées” dans le dialogue. 

En octobre dernier, lors d’une réunion ministérielle préparatoire à la TICAD, le Maroc s’était retiré pour protester contre la présence du polisario. Et en août 2017, un incident similaire avait eu lieu à Maputo, au Mozambique, lors de la réunion ministérielle de suivi de la TICAD. Le Maroc s’était opposé à la présence du polisario à ce sommet, de même que le Japon qui avait rappelé que cette réunion était seulement destinée aux “pays africains reconnus par le Japon”. Le pays hôte avait imposé la présence du polisario sans l’accord du Japon, co-organisateur de l’événement, et avait même essayé de bloquer l’accès à la délégation marocaine. Depuis, les rapports entre les deux pays se sont renforcés. Lors de sa visite au Maroc en décembre dernier, le ministre des Affaires étrangères japonais, Taro Kono, avait tenu à réaffirmer la position anti-polisario du Japon.

 

Rappelons que la TICAD est une rencontre internationale de haut niveau organisée à l’initiative du gouvernement japonais, conjointement avec les Nations unies, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Commission de l’Union africaine et la Banque mondiale (BM). Il est programmé chaque trois ans alternativement au Japon et en Afrique.