TUNISIE
11/05/2018 18h:34 CET | Actualisé 14/05/2018 10h:06 CET

Riadh Bouaziz, le Tunisien présent dans 64 pays qui s'est imposé dans le monde du luxe (INTERVIEW)

Riadh Bouaziz: Présent dans 64 pays à travers le monde et prisé par les grandes chaines d’hôtellerie et marques de luxe.

Riadh BOUAZIZ

Présent dans 64 pays à travers le monde et prisé par les grandes chaines d’hôtellerie et  marques de luxe comme Ritz-Carlton, Four Seasons, Dior, Givenchy, Guerlain, Lancôme...et par les palais royaux et les présidents des Républiques, Riadh Bouaziz a su s’imposer auprès des plus grands à travers RKF Luxury Linen. 

RKF Luxury Linen est une maison française spécialisée dans la création sur mesure du linge de maison pour l’hôtellerie de luxe et spa. 

Tout est parti d’un rêve d’enfance: ”Pendant l’été, j’allais avec ma famille passer quelques jours dans un hôtel, j’étais content d’abord parce qu’il y avait la clim -chose qu’on n’avait pas à la maison- en plus les gens étaient décontractés, heureux. J’adorais cette ambiance. Je voulais depuis travailler dans l’hôtellerie. Je ne savais pas comment exactement mais cette idée m’animait depuis l’enfance”, a confié Riadh Bouaziz au HuffPost Tunisie. 

Ce n’est pas des études liées à ce domaine que Riadh Bouaziz a réalisé mais tout autre chose, en l’occurrence l’ingéniorat. Ingénieur en veille technique et stratégique, Riadh Bouaziz n’a pas du tout travaillé dans ce secteur et a choisi finalement de revenir à son premier amour: “Je voulais redonner vie à mon rêve d’enfance et pouvoir le partager”, lance-t-il.

Après une carrière dans quelques entreprises où il a pu faire le tour du monde, le Tunisien décide de fonder sa propre entreprise en juillet 2000. Avant de le faire, il a fait une étude du marché à travers laquelle il a constaté un besoin notable dans le domaine du linge de maison de luxe. “Dans la sphère du luxe, on trouvait la haute couture, les cosmétiques mais pas le linge de maison. On avait droit à presque la même offre, les mêmes peignoirs...j’ai su alors qu’il y avait une réelle offre en la matière et je l’ai saisie”, a-t-il ajouté. 

D’ailleurs la dernière nouveauté de la maison RKF Luxury Linen est une nouvelle collection de peignoirs de luxe, portée par son directeur artistique Christophe Dijoux. Sa présentation a eu lieu lors de la semaine de la mode parisienne, plus précisément à la Place Vendôme, un haut lieu où on trouve les grandes enseignes de la joaillerie de luxe. Le défilé a rassemblé des figures de la mode internationale, venues découvrir une collection exceptionnelle, qui marie élégance et confort. (vidéo ci-dessous) 

Ce même défilé a été reproduit cette semaine à la Fashion-week de Tunis où Riadh Bouaziz ainsi que son équipe ont été présents. Le Tunisien tient en effet à sa présence dans son pays natal: “C’est par amour et par devoir pour ce pays”, a-t- confié, et d’insister sur les atouts de la Tunisie dans l’hôtellerie de luxe.

Interrogé sur son regard sur l’état des lieux des hôtels de luxe en Tunisie, Riadh Bouaziz préfère être optimiste: “Il faut être optimiste, on a de beaux investissements en la matière comme le Four season, Mövenpick, The Residence, La cigale, Dar El Marsa, la Villa bleue, La Badira et autres. Des endroits qui allient le luxe illustré dans les détails et à l’âme tunisienne reflétée par des touches artisanales. Au final, rien d’ostentatoire mais tout est dans le raffinement”, se félicite-t-il. 

Ancré en Tunisie mais ayant des horizons lointains, Riadh Bouaziz vise au delà des prix et des distinctions, il confie ses aspirations pour d’autres projets: une école de formation pour les jeunes, un musée sur le linge de luxe entre autres. 

Pour lui, il n’y a pas de miracles, la réussite vient par le travail, la persévérance et l’optimisme: “Il y a certes des échecs, des moments difficiles mais on doit toujours pouvoir les remonter et s’éloigner des ondes négatives qui vous tirent vers le bas”, précise-t-il.  

Et de finir par une anecdote: “Au début de carrière, j’ai postulé pour un travail dans une entreprise, loin de Belfort -où j’habitais- de 175 km. Je voulais tellement ce travail que j’étais prêt à faire tous les jours ce trajet en prenant d’abord le train puis en terminant la route à vélo, que je portais avec moi. Je sortais à 4h du matin pour rentrer à 20h le soir. Cela surprenait mon employeur qui me disait que ce n’était pas tenable face à la distance, le manque de moyens de transport, le climat très froid là-bas. Au final, appréciant ma détermination, il a mis à ma disposition un chauffeur pour m’amener à la gare et pour que je puisse prendre seulement le train”, raconte Riadh Bouaziz. 

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