ALGÉRIE
25/03/2019 13h:40 CET

Restauration de près de 50% de l'antique mosquée des Béni-Djellab à Touggourt

Il s’agit, entre autres travaux, de la remise en état de cette bâtisse après les différentes dégradations subies au fil des ans, notamment les fissures et l’humidité dans les murs, en utilisant des matériaux de construction locaux.

De Agostini / Archivio J. Lange via Getty Images

Les travaux de restauration menés actuellement au niveau du Djamaâ El-Atiq (mosquée antique) des Béni-Djellab à Touggourt sont en moitié réalisés, a  appris lundi l’APS du directeur de la culture de la wilaya d’Ouargla.

Entamée au second semestre de 2018, cette intervention d’urgence, dont la gestion a été confiée à un bureau d’étude spécialisé sous la supervision d’un architecte qualifié, est à 50% d’avancement des travaux et permettra, une fois finalisée, de préserver le cachet typique de ce lieu de culte et lui rendre son ancien rayonnement religieux et culturel, a indiqué à l’APS Mokhtar Guermida.

Il s’agit, entre autres travaux, de la remise en état de cette bâtisse après les différentes dégradations subies au fil des ans, notamment les fissures et l’humidité dans les murs, en utilisant des matériaux de construction locaux, a-t-il fait savoir.

Cette mosquée, qui présente un véritable symbole de l’architecture islamique maghrébine, est appelée à contribuer à la promotion du tourisme culturel dans la wilaya d’Ouargla, qui recense environ 400 mosquées, en plus d’une trentaine de zaouïas, dont celles des confréries “El-Kadiria″ à Rouissat et “Tidjania″ à Témacine, a ajouté M. Guermida.

Classé patrimoine national depuis 2015, Djamaa El-Atik, qui a été fondée par le sultan Ibrahim Ben-Djellab en 1220 de l’hégire (1805 du calendrier grégorien) est implanté dans le vieux ksar de Mestaoua au cœur de la ville Touggourt.

Il est composé notamment d’une grande cour ceinte d’arcades, ainsi que de deux petits patios, une fontaine, une grande coupole verte et un minaret de forme carrée.

A l’intérieur, la mosquée dispose d’une grande salle de prière sous la coupole et d’un mihrab décoré de sculptures en plâtre, outre des dizaines de piliers et de voutes.

Cheikh Ibrahim Ben Djellab est l’un des 36 sultans ayant régné durant environ quatre (4) siècles (1414 à 1854) sur le Royaume des Béni-Djellab (descendants des Mérinides), basé à Touggourt et qui s’étendait alors de la région d’Ouled Djellal (Biskra) au Nord au Chott Djérid (Sud Tunisien) et El-Oued à l’Est, ainsi que Ouargla et N’goussa au Sud-ouest.

Auparavant, Djamaa El-Atik de Touggourt avait une école d’apprentissage du Saint Coran, de la Sunna (conduite du prophète Mohamed QSSSL) et du Fiqh, encadrée par des chouyoukh et Oulema de la région, notamment Mohamed Ben Abdelkrim, Mohamed Ben Brahim El-Fassi, Mohamed El-Tahar El-Obeidi et El-Hadj Adamou.

Il était aussi un lieu fréquenté par plusieurs personnalités religieuses célèbres telles que Cheikh Abdelhamid Ben Badis, Mohamed El-Bachir El-Ibrahimi, Cheikh Abderrahmane Ben Mohamed El-Djilali, Cheikh Ahmed Hammani et d’autres.