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13/08/2019 09h:49 CET | Actualisé 13/08/2019 09h:49 CET

Résoudre la crise. Oui mais quelle crise?

RYAD KRAMDI via Getty Images

1.    “La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés”, Antonio Gramsci (1891-1937).

2.    S’il est largement reconnu que l’Algérie est en crise, il en existe différentes définitions, de sa nature, de sa durée, de ses protagonistes. 

3.    Ma position est que la crise s’est ouverte en 1962 et, depuis, ne s’est pas refermée. Il s’agit de la crise de la légitimité de l’État.

4.    A l’intérieur de cette crise fondamentale, sont nées d’autres crises qui se sont succédées, enchevêtrées, amplifiées, accumulées, en 1965, en 1979, en 1988, en 1992, en 1999, en 2004, en 2014, en 2019... 

5.    Aujourd’hui, ceux qui espèrent résoudre “la crise de 2019” veulent tenir des élections présidentielles le plus tôt possible, c’est-à-dire dans les conditions du régime actuel,

6.    Alors que ceux qui espèrent résoudre la crise fondamentale, veulent organiser une transition démocratique pour créer les conditions d’élections démocratiques et l’établissement d’un ensemble institutionnel, un État, réellement démocratique, et donc légitime.

7.    Le peuple algérien ne sous-estime pas les “phénomènes morbides»” qui font obstacle à sa marche, mais il est déterminé à la continuer jusqu’à la naissance de l’Algérie nouvelle.