MAROC
19/06/2019 13h:20 CET | Actualisé 19/06/2019 13h:22 CET

Reprise des rencontres entre le CNDH et les familles des détenus du Hirak

En vue d'accueillir, écouter et interagir avec les familles des personnes détenues dans le cadre des événements d’Al Hoceima et de Jerrada.

CNDH/Twitter
Amina Bouayach présidente du CNDH, entourée de membres du Conseil national des droits de l’Homme et de membres de familles des détenus du Hirak.

DROITS DE L’HOMME - La présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) poursuit la série de rencontres lancées le 20 mai dernier avec la rencontre d’un nouveau groupe de mères et de membres des familles de détenus d’Al Hoceima, le 17 juin au siège de l’Institut de Rabat-Driss Benzekri pour les droits de l’Homme, rapporte le CNDH

“Ces rencontres interviennent suite à l’appel lancé le 12 avril 2019 par le CNDH précisant que le Conseil allait accueillir, écouter et interagir avec les familles des personnes détenues dans le cadre des événements d’Al Hoceima et de Jerrada”, indique la même source, précisant que d’autres rencontres sont programmées avec “les autres familles des détenu-e-s et les acteurs de la société civile”.

Début juin, 107 détenus des mouvements de contestation d’Al Hoceima et de Jerada (60 détenus dans le cadre des évènements de la région d’Al Hoceima et 47 détenus dans le cadre des évènements de la région de Jerada, rappelle le CNDH), alors en détention ou en liberté, ont été graciées par le roi Mohammed VI à l’occasion de l’Aïd El Fitr.

“Nous apprécions toutes les démarches qui sont dans l’intérêt des détenus, sommes heureux pour les familles, mais nous avons dans le cœur une amertume et une blessure à cause de la joie inachevée de l’Aïd. Nous espérons que la grâce royale inclura le reste des personnes détenus dans le contexte du Hirak du Rif”, déclarait peu après Ahmed Zefzafi à Hespress. Les célébrations liées à la fête du Trône, qui marquera le 30 juillet prochain les 20 ans de règne du roi Mohammed VI, mais aussi à l’Aïd Al Adha, au mois d’août, offrent en effet aux familles l’espoir de voir de nouvelle grâces aux militants du Hirak encore détenus, et dont Nasser Zefzafi fait partie.