MAROC
25/08/2018 11h:03 CET

Rentrée 2018: Comment réussir son retour au quotidien sans trop se mettre la pression?

Zen, soyons zen.

shapecharge via Getty Images

BIEN-ÊTRE - Ça y est. Nous y sommes. Le moment tant redouté approche maintenant à grands pas. Fini les cocotiers, les baignades dans l’eau salée et la plage de sable fin. C’est l’heure de ranger sa serviette dans son sac, d’enfiler son costume et de remettre ses chaussures. Car oui... les vacances arrivent à leur date d’expiration.

Et qui dit fin des vacances, dit aussi retour au travail pour certains, ou rentrée des classes pour d’autres. Dans les deux cas, la reprise peut être une source d’appréhension. Et pour cause, elle est souvent perçue comme le moment idéal pour redémarrer sur de bonnes bases.

L’occasion de s’acheter de nouveaux vêtements, de se couper les cheveux, de changer ses habitudes alimentaires, par exemple. Parfois, ce genre d’efforts peut être positif et nous permettre de remettre la machine en route. D’autres fois, au contraire, à se mettre trop la pression, on peut risquer de tout enrayer.

C’est ce que confirme Clémence Peix Lavallée, sophrologue et auteure d’un livre à paraître le 5 septembre prochain, intitulé “Trouver ses forces intérieures. Surmonter le stress et le burn-out”. Contactée par Le HuffPost, la spécialiste explique que la rentrée est une période particulièrement chargée. “En plus de toutes les nouveautés, aussi bien au travail que sur les bancs de l’université, on va essayer d’avoir plein de bonnes résolutions, renseigne cette dernière. On va ainsi vouloir démarrer tout un tas de nouvelles activités.” 

Une étape stressante

Mais ce n’est évidemment pas le moment le plus propice. Entre les courses pour les fournitures des enfants, la reprise du travail et les activités qu’implique le retour au quotidien, nous sommes déjà bien occupés. Ajouter à cela un nouveau cours de sport, de musique ou de dessin (voire même les trois) risque, non pas de procurer le plaisir tant attendu, mais bien du stress supplémentaire.

Face à ce constat, Clémence Peix Lavallée conseille une chose: “Au lieu de vous inscrire dès la rentrée à ce genre d’activité, accordez-vous un peu plus de temps avant de vous y mettre. Il vaut mieux attendre une quinzaine de jours.” L’idée? Avoir le temps de se réadapter tranquillement. Mais cela ne veut pas non plus dire qu’au bout des quinze jours passés on doive foncer tête baissée. “Il faut aussi s’autoriser le droit de s’y inscrire et de ne pas y aller”, ajoute la spécialiste.

Ce n’est pas tout. Au-delà de la surcharge émotionnelle et du stress que peut engendrer l’accumulation de nouvelles activités, celle-ci peut aussi entraîner beaucoup de fatigue. “On avait l’habitude de les pratiquer en journée, pendant les vacances, explique l’experte. Mais à cause du travail, on les planifie en fin de journée.” Une bien mauvaise idée. Pourquoi? Parce que cela nous empêche de profiter comme il faut du temps de récupération du soir pour recharger les batteries.

Résultat? “On est rentré de bonne humeur, mais on a épuisé toutes nos ressources”, détaille Clémence Peix Lavallée. On baisse les bras plus tôt que prévu. On abandonne rapidement les nouvelles résolutions. Pire, “on va culpabiliser”, estime la spécialiste en gestion du stress. Cette dernière suggère, non pas d’abandonner toute activité en parallèle de son travail, mais d’en suivre une le week-end, en journée, par exemple.

Travailler sa mémoire

C’est tout? Pas vraiment. Si certains vivent mal la rentrée, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas suffisamment savouré leurs vacances, nous explique la sophrologue. À vouloir se précipiter et commencer de nouvelles expériences, on finit par ne pas profiter au maximum des bienfaits qu’elles peuvent nous procurer, même à notre retour.

C’est pourquoi Clémence Peix Lavallée propose à ses patients un exercice tout simple pour revenir progressivement à la réalité après quelques semaines de vacances. Il s’agit d’une technique dite de la “mnésie”, une pratique qui vise à procurer du plaisir grâce à un souvenir.

Chaque soir avant de vous endormir, pendant le mois qui suit votre retour, allongez-vous et fermez les yeux. Au lieu de ressasser la journée qui vient de se terminer, rappelez-vous de vos vacances. Et plus particulièrement d’un épisode qui vous a apporté beaucoup de bonheur. “Un coucher de soleil, une belle balade à vélo, des courses au petit marché du coin où l’on a vu tout plein de couleur sur les étals”, prend pour exemple la spécialiste.

Cela peut paraître tout bête mais cette technique de visualisation permet à votre cerveau d’entrer en état de plénitude. C’est un peu comme si vous vous prépariez à passer un bon sommeil. Qui plus est, et c’est sur quoi insiste Clémence Peix Lavallée, cet exercice sert avant tout à prolonger le plaisir des vacances. Il stimule les souvenirs et vous permet de revenir à la réalité tout en douceur. Les vacances ne durent pas toute l’année (hélas). Mais leur apport, c’est tout comme.

Cet article a initialement été publié sur le HuffPost France.