TUNISIE
26/07/2018 17h:28 CET | Actualisé 26/07/2018 17h:30 CET

Rencontres supposées entre Mehdi Ben Gharbia et Chafik Jarraya: La Direction générale des prisons dément

Mardi, l’un des avocats de l’homme d’affaires Chafik Jarraya avait affirmé que plusieurs rencontres ont eu lieu entre ce dernier et l'ancien ministre

FETHI BELAID via Getty Images

La Direction générale des prisons et de la rééducation (DGPR) a nié, jeudi, les propos de l’avocat Faycel Jadlaoui affirmant que l’ancien ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les organisations des droits de l’homme a rendu visite à l’homme d’affaires Chafik Jarraya, qui se trouve actuellement en prison.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, la DGPR a “catégoriquement nié” la visite de l’ancien ministre au détenu rappelant que seule sa famille est autorisée à lui rendre visite dans des conditions spécifiées par la loi. 

La DGPR a également indiqué qu’elle se réserve le droit de porter plainte contre les personnes qui ont propagés ces rumeurs.

Mardi, l’un des avocats de l’homme d’affaires Chafik Jarraya, Faycel Jadlaoui, avait publié sur sa page Facebook une longue publication dans laquelle il affirme que l’ancien ministre a rencontré à plusieurs reprises Chafik Jarraya: une première fois avant sa mise en résidence surveillée, une seconde après son incarcération à la prison de la Morneguia et une troisième le 12 juillet dernier dans un des bureaux de la Cour d’appel de Tunis après son audience.

Selon Jadlaoui, lors de ces rencontres, Mehdi Ben Gharbia aurait demandé à Chafik Jarraya d’impliquer le directeur exécutif de Nidaa Tounes Hafedh Caid Essebsi et l’homme d’affaires Nabil Karoui dans les affaires en cours devant le tribunal militaire “parce qu’ils constituent un obstacle à Youssef Chahed” a-t-il affirmé.

L’homme d’affaires Chafik Jarraya avait été arrêté le 24 mai 2017 et accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, trahison et intelligence avec une armée étrangère en temps de paix, après une plainte déposée au parquet militaire à son encontre.

Le procureur général de la cour d’appel de Tunis avait rejeté mercredi 13 décembre, les demandes de transfert de l’affaire Chafik Jarraya au pôle judiciaire de lutte contre terrorisme et de le maintenir aux mains du juge d’instruction du tribunal militaire.

Plusieurs autres hommes d’affaires avaient également été arrêtés dans une “opération mains propres” lancée par le gouvernement contre des “barons de la contrebande” dont notamment l’ancien candidat à l’élection présidentielle Yassine Channoufi.

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