MAROC
04/04/2019 18h:06 CET

Réforme de l'enseignement: Le gouvernement tient au consensus de la majorité

"Nous dépasserons le blocage".

Anadolu Agency via Getty Images

ENSEIGNEMENT - Le gouvernement en fait la promesse lors du conseil de gouvernement de ce jeudi. “Nous sommes convaincus de la nécessité d’arriver à un consensus”, déclare le porte-parole du gouvernement et ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, Mustapha El Khalfi, lors de son point de presse hebdomadaire, en réaction au blocage que connait l’adoption du projet de loi cadre relatif au système de l’éducation, la formation professionnelle et la recherche scientifique à la Chambre des représentants. 

Ce sont les députés du PJD, le parti à la tête de la majorité gouvernementale, qui a fait volte-face à la séance de vote par la commission permanente chargée de l’enseignement à la 1ère Chambre du Parlement. L’alternance linguistique entre l’arabe et une langue étrangère, en l’occurrence, le français, n’a pas fait l’objet d’une unanimité au sein du groupe parlementaire du chef du gouvernement. “Le sujet a fait l’objet d’un débat, aujourd’hui, au sein du conseil de gouvernement. Le ministre de l’Education nationale nous a dressé l’état d’avancement de ce projet de loi cadre”, indique El Khalfi.

Mais au-delà d’un constat, le porte-parole souligne que le gouvernement ne renoncera pas au compromis. “Il faut y arriver parce que la question porte sur une réforme capitale pour notre pays et l’avenir des générations”, assure le porte-parole du gouvernement. Et d’ajouter que “la question sera gérée par la majorité et les obstacles dépassés”.

Le gouvernement a pris donc un engagement, sans toutefois préciser comment ni combien de temps son opération de sauvetage devrait prendre. En tout cas, la cohésion de la majorité au sein de la Chambre des représentants “est brisée”, à en croire le coordinateur des partis de la majorité, Mohamed Moubdii. “Il n’y a plus de cohésion, donc plus de majorité (...) Le projet de loi pourrait être approuvé mais sous réserve émise par le PJD. Cette possibilité, nous la rejetons parce que nous tenons à ce qu’il y ait un consensus”, déclare-t-il à notre rédaction. Une conviction partagée avec le gouvernement.