MAROC
26/12/2018 12h:37 CET | Actualisé 26/12/2018 12h:39 CET

Affaire Hamidine: Ramid défend son intégrité après les accusations de l'avocat d'Aït Ljid

“C’est une accusation implicite qui représente un grave outrage".

Mustapha Ramid/Faceboo

PRÉCISION - Une déclaration qui n’a pas tardé à faire réagir le ministre d’État chargé des Droits de l’homme, Mustapha Ramid. Immédiatement après la première audience du procès de Abdelali Hamidine à la Cour d’appel de Fès, qui s’est tenue hier, l’avocat du plaignant, la famille Aït Ljid, El Habib Haji, s’est exprimé auprès des médias. Dans ces propos, il a notamment remis en question le témoignage de Haddioui El Khammar qui avait été blessé au moment des faits datant de 1993, et dans lesquelles Mohamed Aït Ljid Benaïssa avait trouvé la mort suite à des affrontements entre étudiants de l’Université Dhar Al Mehrez à Fès. 

Dans son témoignage au parquet, El Khammar avait déclaré ne pas être certain que Hamidine était présent au moment des faits, précisant que lui et Aït Ljid avaient été agressés par un groupe composé de 25 à 30 individus. “Je l’ai rencontré, pour la première, fois en prison”, avait-il souligné. 

Pour Me Haji, ce témoignage en faveur de Hamidine n’a qu’une s’explication: “Vous savez qui était en 2012 à la tête du parquet et comment ce dernier donnait ses instructions de façon cruelle”, a-t-il affirmé, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.           

Message reçu, l’ancien ministre de la Justice, Mustapha Ramid, à l’époque, a publié un communiqué via son département actuel sur le site web PJD.ma. Il y souligne que “la déclaration de l’avocat vise à porter atteinte à l’intégrité du ministre d’Etat chargé des Droits de l’homme actuellement lorsqu’il était ministre de la Justice en faisant allusion à qui était au pouvoir en 2012”. Et d’ajouter: “c’est une accusation implicite qui représente un grave outrage envers Mustapha Ramid et les institutions du ministère public et de la police judiciaire”. 

Le communiqué estime que l’avocat porte préjudice à tous en “faisant allusion à un témoignage fabriqué auprès de la police judiciaire” qui avait dressé le PV. Et d’estimer que la déclaration de Me Haji est “mensongère”, précisant que les propos de El Khammar sont contenus dans “un PV d’audition daté du 16 novembre 2011 qui a été dressé suite aux instructions du ministère public datant, elles, du 3 novembre de la même année, c’est à dire, avant la constitution du gouvernement précédent le 3 janvier 2012 dans lequel Mustapha Ramid occupait le poste de ministre de la Justice et des Libertés”.