ALGÉRIE
26/02/2019 14h:55 CET | Actualisé 26/02/2019 15h:04 CET

Radio nationale : sit-in des journalistes pour le droit d'informer

Huffpost MG

Plus de 100 journalistes de la radio nationale toutes chaines confondues, ralliés par toutes les animateurs et réalisateurs  ont tenu un sit-in à 13h30 au siège de la radio pour revendiquer leur droit d’informer.

Aux slogans de “Idaaa horra démocratia” (radio libre démocratique), “la parole au peuple”, “stop à la censure”, les journalistes de la radio ont tenu à faire entendre haut et fort leur revendication principale : la neutralité dans le traitement de l’information et le droit de tous les Algériens à être représentée dans les médias public. 

Pour les journalistes rassemblés au 21 boulevard des martyrs, il est primordial de libérer le service public. 

Rappelant que la liberté d’expression a été chèrement payé notamment par les journalistes de la radio, les présents au sit-in de ce 26 février ont observé une minute de silence en hommage à tous les martyrs de la parole libre. “C’est un hommage à tous les morts ou assassinés au nom de la liberté d’expression et pour le devoir d’informer”, indique-t-on encore.

Ces remous à la radio nationale ont commencé le 22 février dernier au lendemain de la décision de la direction de la radio nationale de faire l’impasse sur les manifestations qui ont secoué tout le territoire. 

Indignés les journalistes ont interpellé leur tutelle dans un courrier transmis à la presse nationale. Dans un texte titré “Des journalistes étatiques ou de service public, quels journalistes sommes-nous?”, les journaliste de la radio nationale toutes chaînes confondues, ont “témoigné de la non neutralité dans le traitement de l’information aux sein de leurs rédactions”. Qualifiant leur quotidien professionnel d’enfer, les signataires de l’appel affirment “refuser le traitement exceptionnel dérogatoire imposé par la hiérarchie au profit du président de l’alliance présidentielle et restrictif quand il s’agit de l’opposition”.