MAROC
25/01/2019 18h:08 CET

Racines obtient le soutien de 200 personnalités marocaines et étrangères

Amazighe Kateb, Ken Loach, Noam Chomsky et Leïla Slimani font partie de la liste.

Facebook/Solidaires avec Racines - In solidarity with Racines - متضامنون مع جذور

CULTURE - Alors que Racines est sous le coup d’une décision de justice ordonnant sa dissolution, de nombreux amis de l’association se mobilisent. Si le photographe Fayssal Zaoui utilise les images pour “fédérer autour de cette cause”, d’autres alliés sont allés à la chasse aux signatures, récoltant des soutiens de plusieurs personnalités de la culture, au Maroc comme à l’étranger. Un appel qui devrait plus tard se transformer en pétition, explique au HuffPost Maroc une source proche de Racines.

Parmi les signataires, on retrouve notamment le réalisateur anglais Ken Loach, le chanteur algérien Amazigh Kateb, l’intellectuel américain Noam Chomsky, ou encore l’acteur et réalisateur français Mathieu Kassovitz. Au Maroc, on compte également le soutien de Leïla Slimani, Nourredine Ayouch, Omar Balafrej, Naima Zitan, Khadija Ryadi ou encore Saad Chraïbi. “En tout 220 personnes ont signé l’appel”, explique notre source.

Depuis l’annonce de sa dissolution, l’association Racines a également obtenu le soutien d’Amnesty International, de Human Rights Watch, de l’AMDH, de l’ASDHOM ou encore d’Attac.

Épopée nihiliste

Depuis décembre dernier, l’association est sous le coup d’une décision de justice appelant à sa dissolution. En cause, l’enregistrement au sein de ses locaux d’un épisode de l’émission “Un dîner 2 cons”, intitulée l’épopée nihiliste. Dans son jugement, consulté par le HuffPost Maroc, le Tribunal de première instance de Casablanca justifie cette dissolution par la présence dans l’émission de “dialogues qui portent de graves atteintes envers les institutions étatiques et la religion islamique et portant outrage à des corps constitués et fonctionnaires administratifs”. 

Racines, de son côté, continue de contester la décision du Tribunal de première Instance et compte faire appel de la décision prochainement.

Dans un communiqué publié le 15 janvier dernier, l’association dénonçait “une décision judiciaire inquiétante pour la liberté d’expression et d’association”.