MAROC
14/09/2018 19h:46 CET

Rachid Taha a été inhumé ce vendredi en Algérie

Dernier hommage au roi du Rock'n'Raï.

Capture decran Twitter

DISPARITION - Figure incontournable du rock français des années 80, le chanteur franco-algérien Rachid Taha a été inhumé ce 14 septembre, après la prière du vendredi, dans sa ville natale de Sig dans la wilaya de Mascara, en Algérie, après un dernier hommage qui lui a été rendu jeudi à Paris. 

Le corps du chanteur auteur compositeur de génie, décédé dans la nuit du mardi à mercredi, dans son domicile parisien, à l’âge de 59 ans suite à une crise cardiaque, a été rapatrié jeudi en Algérie. 

L’une des 3 voix du groupe “1,2,3 Soleil” et leader du groupe “Carte de Séjour” a réussi a faire fusionner sonorités orientales et un savant mélange de rock, punk et de raï. Ses reprises de “Ya rayah”, “Rock the Casbah” ou encore “Douce France” ont fait de lui le roi du métissage musical en France, donnant naissance à un style “Rock’n’Raï”.

L’inhumation s’est déroulée en présence du wali de Mascara, du Consul Général de France à Oran, du directeur général de l’Office national des droits d’auteurs et droits voisins (ONDA), de représentants des autorités publiques, d’artistes et de plusieurs fans venus lui rendre un dernier hommage, rapporte Radio Algérie

Depuis l’annonce de sa disparition, plusieurs artistes, hommes politiques et fans, algériens, français et marocains, ont adressé leur hommage à l’artiste, dont le ministre algérien des affaires étrangères, Abdelkader Messahel, les comédiennes Amelle Chahbi et Leila Bekhti, l’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze ou encore le photographe marocain Hassan Hajjaj.

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Dans un message de condoléances adressé mercredi à la famille de Rachid Taha, le ministre algérien de la Culture, Azzedine Mihoubi, a tenu à saluer le parcours d’un artiste qui a “toujours porté ses racines algériennes sur les scènes internationales ” et qui a donné “un écho” à la culture de son pays à travers ses chansons, rapporte l’agence Algérie Presse Service. De son côté, la ministre française de la Culture Françoise Nyssen a salué la mémoire de l’artiste qui ” savait tout chanter, tout réinventer - The Clash autant que Trenet”, tandis que la maire de Paris Anne Hidalgo a rendu hommage à un “artiste profondément libre et à la fois si engagé”.

Après quelques années de silence, Rachid Taha préparait un clip et s’apprêtait à sortir son nouvel album, dont la sortie est prévue pour début 2019 sous le label Believe.

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Hbibi 💔 #allahyrahmo

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Plus surprenant, l’armée israélienne a publié une vidéo hommage sur son compte officiel Twitter. On y voit un soldat de l’armée israélienne fredonnant un passage de “Ya Rayah” en hommage à la mémoire de Rachid Taha. Une vidéo qui n’a pas manquer de suscité de vives réactions auprès de la Twittoma, qui dénonce le caractère démagogique de la publication.