26/06/2019 16h:54 CET | Actualisé 26/06/2019 16h:54 CET

Rabat grimpe dans le classement des villes où la vie est la plus chère pour les expatriés

Casablanca reste (assez) loin devant la capitale.

saiko3p via Getty Images

ÉCONOMIE - La vie coûterait-elle de plus en plus cher à Rabat? La capitale marocaine remonte en tout cas légèrement dans le dernier classement établi par Mercer sur le coût de la vie pour les expatriés dans 209 villes du monde. Rabat arrive cette année à la 160e place alors qu’elle occupait la 165e place l’année dernière. Elle reste cependant assez loin derrière Casablanca, qui figure à la 128e place du classement, comme l’année dernière. 

Pour établir ce classement, plusieurs facteurs ont été pris en compte, comme le prix de la nourriture, de l’alcool et du tabac, du logement, des transports, des vêtements et articles de sport, des services à domicile, des soins de santé, des loisirs, des services publics et des articles ménagers. New-York sert de ville de référence pour les comparatifs et l’évolution des taux de change est évaluée par rapport au dollar américain, précise Mercer.

Au niveau mondial, les villes asiatiques dominent le classement des villes les plus onéreuses. Hong Kong arrive en tête, suivie de Tokyo au Japon (2e), de Singapour (3e), et de Séoul en Corée du Sud (4e). Le top 10 est complété par Zurich en Suisse (5e), de Shanghai en Chine (6e), d’Ashgabat au Turkménistan (7e), de Pékin en Chine (8e), de New-York aux Etats-Unis (9e), et enfin de Shenzhen en Chine (10e).

Au contraire, la ville la moins chère au monde pour les expatriés est Tunis (209e), précédée par Tashkent en Ouzbékistan (208e), Karachi au Pakistan (207e) et Bishkek au Kirghizistan (206e).

En Afrique, c’est N’Djamena, au Tchad, qui arrive en tête, occupant la 11e place du classement mondial. Elle est suivie, dans le top 5 des villes africaines les plus chères pour les expatriés, de Kinshasa en République démocratique du Congo (22e), de Libreville au Gabon (24e), de Lagos au Nigeria (25e), et de Luanda en Angola (26e). Alger arrive quant à elle à la 184e place du classement.

Au Moyen-Orient, Tel Aviv en Israël (15e), continue d’être la ville la plus chère pour les expatriés, suivie par Dubaï (21e) et Abu Dhabi (33e) aux Emirats arabes unis, et enfin Riyadh en Arabie saoudite (35e). Le Caire en Egypte (166e) reste la ville la moins chère de la région. “De nombreuses monnaies du Moyen-Orient sont indexées sur le dollar américain”, rappelle Yvonne Traber, responsable des solutions de produits de mobilité mondiale chez Mercer.

Selon le rapport Global Talent Trends 2019 de Mercer, 65% des employeurs de tous les secteurs et de tous les pays utilisent des programmes de mobilité pour améliorer leurs stratégies en matière de main-d’œuvre. En conséquence, les organisations multinationales évaluent soigneusement le coût des packages d’expatriation pour leurs mandataires internationaux, souligne Mercer, qui constate qu’un certain nombre de facteurs, notamment les fluctuations des taux de change, le coût de l’inflation des biens et des services, et la volatilité des prix des logements ont des conséquences sur le coût global des packages d’expatriation pour les employés effectuant des missions à l’étranger.