MAROC
26/09/2018 18h:16 CET

Rabat accueille le premier centre de réalité virtuelle du Maroc

Au programme: jeux vidéos, voyages et... dissection virtuelle de corps humains.

Facebook/Electric dreams

VIRTUEL - Vous avez toujours rêvé de vous retrouver au milieu d’un jeu vidéo, ou d’explorer le Taj Mahal sans les dizaines d’heures d’avion? Si la réalité virtuelle peuple depuis des décennies les romans, films et séries de science-fiction, cette technologie est désormais à la portée des Marocains.

Après le VAR Fight à Casablanca, un jeu de combat en réalité virtuelle, Rabat voit les choses en grand et accueille, depuis le 20 septembre, le premier centre de réalité virtuelle du Maroc baptisé “Electric dreams”, situé dans le quartier Agdal.

Fondé par Souhail Wardi, un auto-proclamé “mordu de l’entrepreneuriat”, ce nouvel espace propose au public de vivre “une expérience incroyable: la réalité virtuelle”, explique ce dernier dans un communiqué. “J’ai beaucoup voyagé pendant mes études, et là où je suis parti, que ce soit en Chine, aux États-Unis ou à Abu Dhabi, j’ai vu des espaces de réalité virtuelle”, indique-t-il au HuffPost Maroc. 

Ce jeune Marocain de 25 ans, diplômé en économie et art visuel à l’Université de New York (NYU), décide alors de tenter l’expérience dans sa ville natale de Rabat. Un projet financé par les autres aventures entrepreneuriales du jeune homme, qui a notamment lancé une entreprise pour aider les jeunes à postuler à des universités à l’étranger. 

Dans sa succursale de Rabat Agdal, ce dernier a installé plusieurs “pods” dans lesquels les clients pourront s’adonner à une des expériences offertes par la réalité virtuelle.

Ainsi, ceux pour qui les jeux vidéos d’horreur manquent de réalisme pourront se retrouver au milieu d’une horde de zombies (virtuels rassurez-vous) à combattre. Les amateurs de voyages et de nature pourront quant à eux admirer, sans danger, des baleines de près ou encore visiter le mont Fuji en s’épargnant les heures d’escalade.

Mais l’endroit offre aussi une application à une clientèle inattendue: les étudiants en médecine. En effet, un programme leur permettant de disséquer un corps virtuel, grâce à une application d’anatomie virtuelle, est également mis à leur disposition.

Souhail espère désormais faire prospérer sa petite entreprise (très réelle) dans d’autres ville du royaume.