TUNISIE
30/10/2018 16h:58 CET | Actualisé 31/10/2018 12h:29 CET

Qui est Sadri Fegaier, ce fils d'immigrés tunisiens, devenu milliardaire en France

Son père était chauffeur routier et sa mère femme de ménage. Rien ne prédisait pourtant une telle ascension.

JEFF PACHOUD via Getty Images

Fils d’immigrés tunisiens, Sadri Fegaier, 38 ans, fait partie des plus grandes fortunes en France. Son père était chauffeur routier et sa mère femme de ménage. Rien ne prédisait une telle ascension, si ce n’est son ambition et sa persévérance.

Inventant le concept d’assurance tous risques pour les téléphones portables, en moins de 10 ans, il devient le deuxième actionnaire du groupe Fnac Darty, spécialisé dans l’électroménager et la culture. Sa fortune est estimée à 1,4 milliard d’euros, la 71e personne la plus riche de France, selon le classement du magazine français “Challenges”. 

Autodidacte

Sadri Fegaier a grandi en Rhône-Alpes. Décrochant un BTS, il ouvre son premier magasin de téléphonie mobile, début les années 2000, avec un investissement de 50 mille francs empruntés à la banque. En 2002, il ouvre cinq autres boutiques de vente de téléphones mobiles et d’abonnements à l’enseigne SFR, puis en lancera d’autres.

Constatant que le domaine de l’assurance sur la téléphonie et le multimédia n’est pas encore exploité, il se lance. Sadri Fegaier fonde SFAM (Société française d’assurances multirisques).

L’ascension 

Sa société de courtage, c’est 1300 d’employés; 5 millions de clients, un chiffre d’affaires en hausse de 3 200% en cinq ans, 200 mille nouveaux contrats tous les mois. 

L’homme d’affaires ne se contente pas en effet du marché français, il investit les marchés belge, espagnol, suisse, allemand, portugais et italien qui constituent 20% de son activité.  

Sadri Fegaier diversifie ses activités avec de nouveaux services, à l’instar Hubside dans la création de sites Internet pour particuliers ou Cyrana, une carte de fidélité sous forme de cash-back.

Le jeune entrepreneur investit en entrant en 2016 dans le capital Edmond de Rothschild Investment Partners, un groupe financier international. 

De son ascension fulgurante, il délivre une recette au site entreprendre.fr : “Il faut aussi placer les bons responsables au bon endroit et les former. Une fois que vous avez les fondations, tout est plus simple. A titre personnel, cela représente beaucoup de travail et d’investissement. Enfin, il faut éviter de changer de cap constamment”, affirme-t-il.

Sadri Fegaier dit reposer aussi bien sur l’investissement financier que l’investissement humain: “Ma stratégie consiste à m’appuyer sur les bonnes personnes. Dans le service, les équipes doivent être motivées et avoir envie de développer de la qualité. Il faut que les salariés soient dans de bonnes conditions de travail et que la rémunération soit à la hauteur”, ajoute-t-il. 

Celui qui se décrit comme ayant le don du commerce très jeune-il vendait les téléphones portables à la cour du lycée-confie que ses parents lui ont inculqué également la valeur du travail. Il décrit ses parents comme étant “modestes et plutôt sévères mais justes”. 

Est-ce que ses origines tunisiennes ont constitué un obstacle pour s’introduire dans le monde des affaires? “Vous êtes perçu différemment, ce qui provoque des difficultés supplémentaires au quotidien… Vous êtes plus dans le viseur, surtout quand vous réussissez. Mais je n’ai jamais eu de gros problèmes. Ce qui est important, c’est d’avoir le costume cravate (rires)!”, confie l’homme d’affaires, passionné des chevaux, au site Entreprendre. 

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