ALGÉRIE
12/07/2018 08h:09 CET | Actualisé 12/07/2018 08h:10 CET

Questions des harkis et des biens de colons: la France dément vouloir "faire pression"

LIONEL BONAVENTURE via Getty Images

L’ambassade de France en Algérie a réagi au communiqué de l’organisation nationale des Moudjahidines (ONM) à propos de la question des harkis et des biens de colons.

Dans un communiqué de presse, la représentation diplomatique a affirmé que son ministre Affaires étrangères n’a jamais déclaré que “la France fera tout pour préserver le droit des harkis à retourner dans leur pays”, démentant une quelconque volonté d’exercer une pression sur les autorités algériennes via ces dossiers. 

Mardi soir, l’organisation nationale des Moudjahidines (ONM) a publié un communiqué dans lequel elle affirmait que les dossiers des harkis ainsi que ceux des biens des colons sont définitivement clos et “ne peuvent en aucun cas être des cartes de pressions sur l’Algérie”.

L’ONM a soulevé ces deux questions , qui affirment- elle,  semble être agités par la partie française comme des menaces contre l’Algérie aujourd’hui, “ne pourrait en aucun cas servir de moyen de pression et de chantage, eu égard aux grands sacrifices consentis par le peuple algérien durant la révolution”.

Cette organisation semblait réagir à des déclarations de Jean-Yves Le Drian, ministre français des AE, qui s’était exprimé le 29 mai 2018 sur al situation des anciens harkis et leur libre circulation entre la France et l’Algérie.

L’ambassade de France en Algérie a réagi mercredi au communiqué de l’ONM, expliquant vouloir apporter des précisions.

La représentation diplomatique a expliqué que le Ministre Le Drian a rappelé que “le gouvernement français était sensible à la détresse ressentie par les anciens harkis et leurs familles qui ont dû quitter la terre où ils sont nés et qui ne peuvent y revenir même pour leur dernier voyage”. Il a réaffirmé la “mobilisation de longue date du gouvernement français pour permettre leur retour sur leur terre natale”.

Toutefois, Jean-Yves Le Drian n’a pas déclaré que la question du retour des anciens harkis en Algérie était au “centre des discussions” avec les autorités algériennes, pas plus qu’il n’a déclaré que la France “fera tout pour préserver le droit des harkis à retourner dans leur pays”.

“En outre, il n’a jamais été question, contrairement à ce qui a été écrit dans la presse, d’exercer quelque “pression” ou “chantage” que ce soit sur les autorités algériennes”, poursuit la même source.

Celle-ci a rappelé que Le Drian, lors de sa visite à Alger le 6 décembre dernier, a exprimé son souhait de “travailler avec les autorités algériennes à la réconciliation et à l’apaisement des mémoires”.