TUNISIE
16/10/2019 19h:54 CET

Quelles suites pour le Brexit à l'issue du sommet européen?

Boris Johnson doit sécuriser un accord de sortie avec Bruxelles et le Parlement britannique cette semaine, sans quoi il devra à nouveau reporter le Brexit.

BREXIT -  Boris Johnson a engagé des discussions marathon avec ses acolytes européens les 15 et 16 octobre dans l’espoir de trouver un accord sur le Brexit, avant de le présenter aux Vingt-Sept lors du sommet européen à Bruxelles les 17 et 18 octobre. 

La date butoir du Brexit au 31 octobre approchant à grand pas, le premier ministre britannique espère conclure les termes du divorce entre Londres et Bruxelles, afin de clore des négociations qui se sont éternisées pendant plus de deux ans.

Il a jusqu’au samedi 19 octobre pour conclure un accord avec l’Union européenne (UE) et le soumettre au vote du Parlement britannique.

Dans la vidéo en tête d’article, le HuffPost UK nous a donné les deux scénarios possibles pour la suite des événements en fin de semaine au Royaume-Uni. 

Deux scénarios possibles au Brexit

Si Boris Johnson trouve un accord avec l’UE, “il y a de fortes chances” pour qu’il soit similaire à celui de Theresa May selon Ned Simons, rédacteur politique à la rédaction britannique du HuffPost

Mais le Premier ministre britannique sera sûrement plus à même de convaincre ses députés, dont la plupart souhaitent en finir avec le Brexit. “Les députés qui craignent un Brexit sans accord sont prêts à voter n’importe quoi”, précise Ned Simons. “Et les députés pro-Brexit qui n’aimaient pas l’accord de Theresa May veulent en finir parce qu’ils ont peur qu’à force de reporter le Brexit, il n’ait pas lieu du tout.”

En revanche, si Boris Johnson ne parvient pas à faire adopter un accord d’ici samedi, une loi britannique lui impose de reporter à nouveau le Brexit pour trois mois, soit pour janvier 2020. Mais le dirigeant britannique s’est farouchement opposé à cette option dès son entrée au 10 Downing Street en juillet dernier.  

“Beaucoup suggèrent qu’ils pourraient trouver un moyen d’éviter un délai” indique Ned Simons, “mais personne ne sait comment il pourra faire cela. Il faudra attendre samedi pour découvrir son potentiel “super” plan pour détourner la loi.”

Boris Johnson devra aussi se soucier de conserver sa place en vue des élections générales qu’il souhaite lancer prochainement. Il risquera en effet d’obtenir des scores serrés entre son parti conservateur et le Brexit Party de Nigel Farage qui promet de sortir de l’UE avec ou sans accord, en soumettant les futurs échanges économiques avec l’UE aux règles de l’OMC. 

L’UE optimiste

Mais les premières discussions à Bruxelles en début de semaine ont soufflé un vent d’optimisme et des rumeurs d’accord ont stimulé la livre sterling.  

D’après le négociateur de l’UE Michel Barnier, les discussions entre Londres et Bruxelles étaient en nette progression, même s’il restait encore “d’importants problèmes à régler”.

Ces derniers incluent le retour d’une frontière entre la République d’Irlande, membre de l’UE, et l’Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni. Un système de contrôles douaniers doit y être mis en place tout en maintenant la facilité des échanges économiques et la paix dans la région, qui n’a pas connu de frontière depuis la fin du conflit nord-irlandais dans les années 90. 

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