MAROC
15/06/2018 17h:42 CET

Quatre personnes noyées et 307 migrants secourus dans le détroit de Gibraltar

Le dispositif de recherche et de sauvetage est toujours déployé.

MARCOS MORENO via Getty Images
Des migrants se tiennent chaud sous les couvertures de la Croix Rouge, à leur arrivée au port de Tarifa après avoir été secouru le 14 juin dans le détroit de Gibraltar. Des dizaines de migrants dont 12 mineurs et une femme enceinte ont été secourus dans les eaux du détroit par les services de secours maritimes espagnols. 

IMMIGRATION CLANDESTINE  – Le service de sauvetage maritime espagnol a secouru, vendredi dans le détroit de Gibraltar, 307 candidats à l’immigration clandestine qui tentaient de gagner les côtes espagnoles à bord de 38 embarcations de fortunes, alors que les corps sans vie de quatre autres personnes ont été repêchés, indiquent les secours maritimes.

Le bilan des personnes secourues et des victimes mortes noyées pourrait augmenter car le dispositif de recherche et de sauvetage maritime est toujours déployé dans la zone pour retrouver d’autres embarcations à la dérive, a souligné la même source.

Sept bateaux du sauvetage participent aux recherches menées depuis l’aube, a-t-on relevé de même source, notant que l’une des personnes mortes noyées se trouvait apparemment dans l’eau depuis plus d’un jour.

Les personnes secourues sont transférées vers différents ports de la province de Cadix, où elles seront accueillies par le dispositif socio-médical habituel mis en place notamment par la Croix Rouge, la Police nationale et la Garde civile.

Le bateau de sauvetage “Salvamar Atria”, transportant 71 migrants, et le bateau “Salvamar Arcturus”, avec à son bord 83 migrants et un des cadavres repêchés, sont déjà arrivés au port de Tarifa.

La Croix Rouge espagnole livrait cette semaine ces chiffres glaçants, sur son compte Twitter: “Chaque année, des milliers de migrants meurent en route vers l’exil. Des milliers d’autres disparaissent sans laisser de traces, laissant leurs familles dans un état d’anxiété et de peur.”