13/12/2018 16h:19 CET | Actualisé 13/12/2018 16h:19 CET

Quand Orange Tunisie nous emmène pour un voyage dans le monde du deep learning

Toujours à l’affût des nouvelles technologies, Orange Developper Center organise une deuxième session “A Deep Dive into AI” dans le cadre des rencontres “6to8 talks”.

Orange, plus qu'un opérateur/FB

Après le succès foudroyant de la première session  “A Deep Dive into AI” , Orange Developper Center espère bien poursuivre sur sa lancée.

Affirmant sa volonté de diffuser les connaissances liées à l’intelligence artificielle le plus largement possible, Orange Tunisie a organisé, le mardi 27 novembre 2018, une nouvelle session, animée par Alaa Eddine Ayadi, un data scientist et kaggle expert. 

Comme à l’accoutumé, dans une ambiance cosy entre “créateurs d’innovation” et jeunes geeks tunisiens, cette deuxième session a rencontré un succès fou. 

“Une très belle session, un concentré de générosité, de partage d’informations et de networking,” se réjouit l’opérateur téléphonique sur les réseaux sociaux.

En effet, nombreux sont ceux qui sont venus assister à cet échange passionnant pour décrypter les enjeux et les usages de l’IA tout en apprenant à manipuler de nouveaux outils sophistiqués. 

Orange Developer Center a, de ce fait, relevé le challenge et réussi, à emmener une trentaine de technophiles et de passionnés d’intelligence artificielle dans un voyage inédit de deux heures dans le monde du deep learning.  

“Le but de cette formation est de faire connaitre cette technologie aux jeunes étudiants et d’enrichir leurs compétences au niveau du deep learning et learning machine” affirme Alaa Eddine Ayadi au HuffPost Tunisie

Mais c’est quoi le deep learning?

La machine learning est une technique d’Intelligence Artificielle inventée en 1959 par Arthur Samuel, et qui est aujourd’hui en plein essor avec l’avènement du Big Data. 

“Elle consiste à extraire de l’information pour avoir une prédiction afin de former un modèle de ‘Recommender Systems’ ” explique Ayadi. Autrement dit, des algorithmes seront formés à partir de grandes quantités de données, puis appliqués à de nouvelles données qui doivent être analysées.

De nos jours, la grande majorité des systèmes d’IA utilisent ce processus d’apprentissage qui permet à la machine d’évoluer et de surpasser parfois les niveaux de compréhension humaine. 

 Est-ce si important?

L’apprentissage profond est devenu l’enjeu le plus brûlant dans le milieu de l’intelligence artificielle, grâce notamment aux percées dans la reconnaissance de l’image et du langage ces dernières années.

Cette technologie fait désormais partie de notre quotidien. “En comparant nos choix aux habitudes de millions d’autres utilisateurs, les algorithmes déterminent le type de contenu qui est susceptible de nous plaire” lance Ayadi. Plus encore, la machine apprend continuellement de ses erreurs et modifie son “raisonnement” et devient de plus en plus pertinente. 

Selon lui, cette technique pourrait devenir l’ingrédient magique à la base de nombreuses innovations dans le milieu de l’entreprise. Elle prend déjà une place prépondérante dans la détermination de la stratégie et la gestion des entreprises qui en ont compris l’intérêt. Des banques, des assurances, des laboratoires pharmaceutiques ont déjà saisi l’opportunité qu’offrent ces algorithmes prédictifs pour asseoir leur avance sur le marché.

“Les grandes surfaces pourraient également profiter de cette technologie pour l’analyse des approvisionnements et l’optimisation des stocks” réplique-t-il.

Enjeux et challenges pour la Tunisie  

“Pour la Tunisie, le chemin est encore long” regrette Ayadi en pointant du doigt l’absence d’une vraie volonté politique de booster ce domaine. 

À ses yeux, le manque de formations approfondies dans les universités et les facultés tunisiennes laisse le pays à la traîne. D’autres part, l’écart flagrant entre les preneurs de décisions et les jeunes créatifs inhibe le développement d’un tel domaine. “Le projet “startup act” pourrait changer la donne” espère-t-il. 

De plus, seule une poignée de sociétés, presque toutes offshore, procède à ce genre de technologie en Tunisie.

D’après lui, pour rattraper ce retard, la Tunisie devra se focaliser sur la formation des jeunes générations.

“Pourquoi ne pas penser à drainer des professeurs spécialisés ici en Tunisie, ils pourront former et transmettre leur savoir à une ou deux générations pour que ces dernières prennent la relève et forment à leur tour les générations futures” espère-t-il. 

Impressionné par le niveau des participants à cette session, Alaa Eddine Ayadi espère que le pays emboitera le pas en misant sur l’intelligence artificielle. “Certes, les problèmes se posent mais les solutions existent toujours“ conclut-il sur une note positive. 

 

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