TUNISIE
02/10/2019 15h:10 CET

Quand l'Union Démocratique et Sociale fait renaître Labib pour la bonne cause

Les caricatures d'Amira Yaakboubi sur Labib sont en train d'être largement partagées sur les réseaux sociaux...

Amira Yaakoubi
Labib

Vous vous souvenez de Labib, la mascotte officielle de l’environnement en Tunisie de 1992 à 2012? Figurez-vous qu’il est de retour.

Dans le cadre de la campagne électorale pour les élections législatives, la section France nord de l’Union Démocratique et Sociale a fait renaitre le sulfureux Fennec grâce à des caricatures d’une jeune colistière de la liste: Amira Yaakoubi.

 

Sous forme d’histoire, les caricatures de la jeune femme, largement partagées sur les réseaux sociaux, veulent surtout alerter sur la question environnementale: “J’ai lancé une initiative sur Facebook pour parler des problématiques environnementales en Tunisie. C’est aussi pour présenter les propositions de l’Union Démocratique et Sociale en la matière puisque je suis colistière sur France nord” explique Amira au HuffPost Tunisie.

L’idée est donc de faire d’utiliser cette mascotte dans une histoire sous forme de caricatures pour faire passer des messages clés.

 

″Labib qui était emprisonné pour fraude demande l’amnistie et revient sur la scène politique. Il se présente aux élections présidentielles. Il fait sa compagne électorale et visite les différents sites où il y a des catastrophes environnementales en Tunisie mais traite les choses avec l’opportunisme connu des politiciens avant d’aller à la rencontre des gazelles à la recherche d’appui, mais ces dernières l’attaquent. Il rencontre leur cheffe Dalila qui va, elle, proposer des alternatives pour traiter des problématiques environnementales en Tunisie, Dalila représentant bien sûr l’UDS. Après avoir discuté avec Dalila, Labib se sent coupable et se lance dans la moralisation de la vie politique. Il fait en quelque sorte son mea-culpa” affirme Amira.

 

S’il existe une trame de fond pouvant en faire une histoire, les caricatures peuvent également être lues séparément, chacune faisant référence à un problème écologique majeur en Tunisie: “Nous avons essayé de présenter les choses de façon ludique. La scène politique est devenu stressante et désagréable. Les gens sont tout le temps négatifs, s’insultent les uns les autres. Il y a beaucoup d’agressivité. On voulait avoir une autre approche, plus constructive” conclut-elle.

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