TUNISIE
22/06/2019 17h:15 CET | Actualisé 22/06/2019 17h:17 CET

Quand les Beatles envisageaient de donner leur dernier concert en Tunisie

Les Beatles auraient envisagé de donner leur dernier concert en Tunisie, au sein de L’Amphitéâtre antique d’El Djem.

Niall Carson - PA Images via Getty Images

Dans son livre, “Et les Beatles montèrent au ciel”, la journaliste Valentine Del Moral relate, minute par minute, l’histoire du dernier concert des Beatles, son avant et son après, dans un récit décalé. 

Le 30 janvier 1969, après deux ans d’absence, Beatles donnent leur dernier concert, avant leur séparation en 1970.

Le concert du Rooftop, un concert mythique. “Ils se produisent sur un toit terrasse dans un vent furibond, sans filles hystériques, devant un public clairsemé”, décrit le résumé.

C’était dans un froid glacial, sur le toit de l’immeuble abritant leur maison de disque. “Ringo y apparaît en Saint-Esprit, George en Fils, John et Paul en Pères”. 42 minutes, cinq titres en boucle : Get back, Don’t let me down, I’ve got a feeling, One after 909, Dig a Pony.

Les Beatles sont interrormpus par la police, à cause de plaintes du bruit et des problèmes de circulation. Oui, on se demande aussi comment ont-ils osé ces agents !

Pour revenir au livre, Valentine Del Moral y reconstruit les événements et les dialogues, comme si elle y était. Un voyage dans le temps qu’elle partage avec ses lecteurs.

Les Beatles, en Tunisie ?

Avant de monter sur ce toit, les Beatles auraient envisagé de donner ce concert en Tunisie, au sein de L’Amphitéâtre antique d’El Djem. Nova Book enregistre cet extrait (retranscris ci-dessous).

“La perspective de louer l’amphithéâtre antique d’El Djem en Tunisie permet de pousser l’idée encore plus loin. Le site offre 35.000 places. Le réalisateur Lindsey-Hogg imagine d’attendre la tombée de la nuit et d’illuminer à l’antique les vieilles pierres à l’aide de torches. Les garçons commenceraient à jouer devant un amphithéâtre vide. Des hélicoptères bourrés d’amplis sillonnaient alors les environs attisant la curiosité des habitants. Le remake en quelque sorte de l’annonce de la naissance de Jésus faite alors aux bergers par une flopée d’anges-musiciens motorisés. Cette transhumance, Lindsey-Hogg la compare, lui, plutôt à l’épisode l’Arche de Noé : le son remplaçant l’eau, l’Arche des Beatles recueillerait hommes, femmes et enfants, Arabes, Noirs et Blancs qui laisseraient la poussière de leurs chaussures, leurs chameaux, leurs jeeps à l’entrée du site.

Paul et Ringo sont à fond pour El Djem. John voudrait y ajouter quelques paquets d’Anglais qu’on aurait précédemment fait venir en paquebot. George ne dit rien au contraire de Yoko Ono qui ne perd jamais une occasion pour pousser le bouchon trop loin : “Pourquoi ne pas carrément performer devant des sièges vides qui symboliseraient chaque habitant du monde ?” Paul suggère alors qu’ils jouent à poil, guitares et batterie faisant office de cache-sexes. Horripilé, George l’ouvre enfin : Et pourquoi ce serait eux qui devraient se déshabiller. Il préférerait que ce soit le public qui se déloque.

Les idées continuent à fuser. “Faisons ce putain de concert sur un bateau-mouche”, dit Ringo, encore sous le charme de sa délicieuse escapade sur le yacht de Peter Sellers. “Non au Colisée de Rome !”, rétorque Paul qui décidément veut secouer de la vieille pierre. “Retournons à la case départ”, dit John, “là où tout a débuté, retournons au Cavern Club de Liverpool”.

Mais George ne veut rien entendre. Ce qu’il veut pour l’instant, c’est dégager de Twickenham et s’installer à Savile Row. Tant que ce ne sera pas fait, il dira non à tout.”

 

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