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02/03/2019 12h:04 CET | Actualisé 02/03/2019 12h:04 CET

Qassaman

PA Ready News World

Sur le ventre éventré de cette terre qui a accouché des montres et dont les enfants meurent assassinés, exilés de leur terre , de leur rêves, de Nos vies.

Sur le ventre sacré de cette terre qui a enfanté des femmes, des hommes , des enfants, défiant la tyrannie et la Hogra, les mains nues, opposant les youyous à l’inhumanité des invasions Ouvrant la main au possible Pays...

Sur les veines ouvertes de cette terre dont l’odeur s’est mêlé à la mort mais dont la vie palpite clandestinement dans ces poitrines que vous croyez tues à jamais, cadenassées, tués, par vos tristes peurs, vos tristes geôles, vos tristes massacres.

Sur les morts sans sépulture, les brûlés au napalm de vos appétits meurtriers, les disparus jamais endormis dans notre Mémoire, les suppliciés de ce pays transformé en prison à ciel ouvert, les harragas en quête d’un bout de vie affrontant l’impossible rivage.

Sur les enfants naissants défiant la déshérence de cette terre que vous avez transformé en cimetière vivant,en berceau de la chkara et de la rapine.

Nous marchons, nous marcherons... Nous clamerons nos Isefras , petites fleurs d’un printemps renaissant jetées à vos faces d’hommes déshumanisés. Rien n’arrêtera nos pas , rien n’arrêtera nos cris arrachés à vos Inquisitions ; nos espérances du Pays Vivant, pays fraternel où le fusil n’imposera plus sa loi, pays où il n’y aura pas de Roi.

Qassaman

Sur les tombes de nos sœurs et frères tués sans savoir pourquoi, les décombres de nos maisons détruites, nos puits empoisonnés, nos oliviers coupés, nos mères et nos pères humiliés.

Sur les ventres affamés de ces enfants qui meurent de froid , de faim sur des barques de fortunes et de votre puante opulence, rapaces étrangleur d’espérance.

Sur Tasa, Kebda, asséchée de notre terre jamais consolée Sur le serment de Novembre dont vous usurpez la naissance.

Nous marchons, nous marcherons...

Nous clamerons nos Qcids , sillons d’un avenir autre, un pays autre, un pays où le sang ne coulera plus, où l’impunité ne sera plus loi ;

Rien n’arrêtera nos chansons, nos poèmes brandis à vos tristes faces, gangsters , violeurs d’un pays né d’une longue nuit, votre Hogra ne repoussera plus dans nos champs désormais ouverts au possible pays , pays à réinventer Notre Pays, Pays à-venir.