MAGHREB
20/09/2013 08h:27 CET | Actualisé 20/09/2013 11h:47 CET

Libye: Le procès de Saïf al-Islam Kadhafi ajourné

AFP

Saïf al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dirigeant déchu libyen Mouammar Kadhafi, a comparu jeudi 19 septembre devant un tribunal de Zenten, dans l'ouest de la Libye, dans le cadre de son procès pour "atteinte à la sécurité nationale". Le procès a été ajourné au 12 décembre.

Il s'agit de la troisième audience depuis l'ouverture en janvier du procès de Saïf al-Islam. Depuis son arrestation dans le sud du pays en novembre 2011, environ un mois après la capture et la mort de son père, il est détenu à Zenten par des ex-rebelles.

Le fils de l'ancien dictateur était également appelé à comparaître jeudi à Tripoli aux côtés d'une vingtaine de responsables de l'ancien régime, dont Abdallah al-Senoussi, l'ex-chef des services de renseignements. Ces derniers ont comparu devant une chambre d'accusation de la capitale dans le cadre d'une autre affaire liée à la répression de la révolte de 2011.

Assassinats, pillage et sabotage

Au moins 11 chefs d'accusation ont été retenus contre ces responsables, dont assassinats, pillage et sabotage, actes portant atteinte à l'union nationale, trafic de drogue, complicité dans l'incitation au viol, enlèvement et dilapidation de fonds publics.

"Tous les accusés ont rejeté en bloc les charges retenues contre eux", a déclaré un de leurs avocats sous couvert d'anonymat. L'audience a été ajournée au 3 octobre à la demande de la défense qui souhaite prendre connaissance du dossier, a-t-il indiqué à sa sortie du tribunal.

Crimes contre l'humanité

Selon un membre de la brigade qui détient Saïf al-Islam, les conditions de sécurité n'ont pas permis son transfert à Tripoli réclamé par le procureur général.

Saïf al-Islam et l'ex-chef des services de renseignements Abdallah al-Senoussi font l'objet de mandats d'arrêt internationaux de la Cour pénale internationale (CPI) qui les soupçonne de crimes contre l'humanité lors de la répression de la révolte il y a deux ans.

Tripoli et la CPI se disputent le droit de juger le fils de Mouammar Kadhafi.