ALGÉRIE
16/01/2019 14h:44 CET | Actualisé 16/01/2019 15h:31 CET

Procès en appel de Adlène Mellah: Zoubida Assoul appelle à une "mobilisation en force"

Adlène Mellah a écopé d’une année de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 DA par le tribunal de Bab El Oued.

Ahmed Sahara
Rassemblement à la maison de la presse Tahar Djaout en solidarité avec Adlène Mellah.

Journalistes, membres de la société civile, militants et citoyens ont pris par ce mercredi 16 janvier à un rassemblement à la maison de la presse Tahar Djaout, en solidarité avec le journaliste Adlène Mellah, condamné à une année de prison et dont le procès en appel a été fixé pour le 23 janvier 2019.

Zoubida Assoul, avocate et porte-parole du mouvement Mouatana, en première ligne de ce rassemblement, appelle à ce que le procès d’Adlène Mellah, “soit un procès équitable et se déroule dans le calme et la sérénité en appliquant les lois en vigueur”.

 

 

La militante appelle également au rassemblement le jour du procès pour, dit-elle, “montrer au régime que nous n’avons pas peur car nous défendons toutes les personnes qui ne jouissent pas de leurs droits constitutionnels”.


Zoubida Assoul qui est également avocate de l’accusé, a dénoncé les conditions d’incarcération d’Adlène Mellah à la prison d’El-Harrach. Elle a déploré la détérioration de la santé du journaliste suite à sa grève de la faim.


Les manifestants de ce sit-in de solidarité ont scandé “libérez Adlène Mellah”, “la presse n’est pas un crime”. Le journaliste et militant Said Boudour, a estimé que l’année 2018 a été sinistre pour la presse. Il appelle à “réhabiliter le secteur, et refuse que le journaliste assume les défaillances de la tutelle”.


“Aujourd’hui, il faut que nous nous unissons pour parler du danger qui nous menace. Six journalistes sont partis en prison en 2018, et n’ont même pas bénéficié de la présomption d’innocence. Il est temps de dire stop car la chute de la presse entraînera la chute de l’Algérie et des droits” précise Said Boudour.


Pour rappel, Adlène Mellah a écopé d’une année de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 DA par le tribunal de Bab El Oued pour incitation à attroupement non armé, insubordination et outrage à fonctionnaire. Le procès en appel a été fixé pour le 23 décembre 2019.