MAROC
27/03/2019 11h:35 CET

Procès du Hirak: Le verdict en appel sera prononcé le 5 avril

Le père de Nasser Zefzafi a publié un message au nom des détenus.

AFP Contributor via Getty Images

PROCÈS - C’est un report qui a été décidé, hier, après de longues plaidoiries de la défense dans le procès des détenus du Hirak et du journaliste Hamid El Maahdaoui (joint dans le même dossier). L’audience prochaine a été fixée au vendredi 5 avril à la Chambre criminelle près la cour d’appel de Casablanca. Le procès en appel avait commencé le 14 novembre dernier.

“La parole sera donnée aux accusés avant de passer au prononcé du verdict”, déclare au HuffPost Maroc le coordinateur de la défense de ces détenus, l’avocat Mohamed Aghnaj. Pour ce dernier, ce sera l’épilogue de “la deuxième partie d’un procès politique qui aura duré près de 22 mois”. 

Les détenus avaient été condamnés en première instance, le 26 juin 2018, à des peines allant de 20 ans de prison ferme à un an de prison avec sursis. Nasser Zefzafi, Nabil Ahamjik, Ouassim Boustati et Samir Ighid, considérés comme les meneurs du Hirak, ont écopé à la peine la plus lourde.

À une semaine du verdict, le père de Nasser Zefzafi, Ahmed Zefzafi, a publié, hier, sur sa page Facebook “un message” indiquant qu’il provient des détenus du Hirak. Une longue lettre dans laquelle ces derniers défendent la légitimité de leur protestation et dénoncent “une punition collective” envers eux et la région du Rif. Ils estiment que l’État a choisi “la censure”, “les violations des droits de l’Homme” au lieu “de prendre en considération le réveil populaire”. 

Dans leur message, ces détenus expriment leur soutien aux protestations des enseignants contractuels et leur indignation quant à l’intervention musclée des forces de l’ordre pour les disperser. Et d’appeler les intellectuels à jouer leur rôle ainsi que les forces vives à défendre “les principes de l’intégrité, la transparence (...) pour contribuer au changement”.