MAROC
23/02/2016 13h:17 CET | Actualisé 23/02/2016 13h:27 CET

Les prisons marocaines devront s'adapter pour les détenus handicapés

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Les prisons marocaines devront s'adapter pour les détenus handicapés

HANDICAP - Les prisons devront améliorer les conditions de détention des handicapés physiques et mentaux. C'est l'objectif visé par la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) et le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), qui ont élaboré mardi un "plan conjoint" pour adapter les conditions d'emprisonnement des détenus handicapés.

La DGAPR a ainsi adressé une circulaire à tous les directeurs régionaux et les directeurs des établissements pénitentiaires, leur demandant de prendre "toutes les mesures susceptibles de faire bénéficier ces personnes de leurs droits fondamentaux et de répondre à leurs besoins spécifiques conformément à l'esprit de la loi", indique mardi un communiqué des deux institutions.

Cette décision vise à améliorer les conditions de détention des handicapés physiques et à les "réhabiliter et intégrer dans la vie sociale et civile et faciliter leur jouissance des droits et libertés reconnus à tous", ajoute le communiqué.

Les initiatives en faveur des droits des handicapés se sont multipliées ces derniers mois. En octobre 2015, le chef du gouvernement Abdellilah Benkirane avait promis qu’un budget d’un milliard de dirhams serait alloué aux enfants handicapés.

Fin janvier, une proposition de loi déposée par le groupe parlementaire de l'Union constitutionnelle (UC) a été sortie du placard. Elle vise à garantir le droit à l'éducation aux enfants en situation d'handicap, et engage leurs tuteurs à les scolariser jusqu'à l'âge de 17 ans, soit deux ans de plus que les autres enfants.

Plus récemment, le roi Mohammed VI a lancé le 15 février la 18e édition de la campagne nationale de solidarité. Organisée jusqu'au 25 février par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, elle a pour thématique l’intégration professionnelle des jeunes en situation de handicap.

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