MAROC
11/11/2015 14h:27 CET | Actualisé 12/11/2015 04h:03 CET

La totalité des prisons marocaines bénéficieront bientôt du Programme de réinsertion des détenus

AFP
La totalité des prisons marocaines bénéficieront bientôt du Programme de réinsertion des détenus.

REINSERTION - Le chantier de réinsertion des détenus suit son cours. Effectif dans 54 prisons sur les 77 que compte le Maroc, le Programme de réinsertion socioprofessionnelle des détenus devrait couvrir les 23 centres de détention restant d’ici la fin 2016, et ainsi s'appliquer aux quelque 70.000 prisonniers du royaume. Entrepris en 2002 sous l’égide de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, il est intégré à plusieurs composantes qui s’articulent autour d’une "stratégie de réintégration dans la société et le monde du travail", selon Azzedine Belmahi, coordinateur au sein de la Fondation. Parmi ces composantes figurent notamment un accès à l’enseignement, des activités sportives et culturelles, une prise en charge médicale et l’amélioration des conditions de vie des détenus.

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Afin de mettre en place ce programme, la Fondation a privilégié l’approche du partenariat en scellant une collaboration avec l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) ainsi que plusieurs ministères, dont celui de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, de l’Agriculture et de la Culture. "Ces partenaires viennent travailler dans la prison en partant du principe que les détenus sont des citoyens à part entière et qu’ils doivent bénéficier des mêmes droits dont jouit le Marocain lambda. S’ils sont certes privés de leur liberté, ils ne sont pas pour autant privés de leur dignité", insiste Azzedine Belmahi.

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Un soutien dès la sortie de prison

En plus d’une formation dans le secteur de l’artisanat et de l’agriculture, le Programme dispose de centres d’accompagnement post-carcéraux afin de faciliter la réinsertion professionnelle et sociale. La Fondation se propose également d’aider les anciens détenus à monter un micro-projet à l’aide d’un micro-crédit octroyé par la Banque populaire. "L’ANAPEC (Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences, ndlr), se charge aussi d'orienter les anciens détenus vers le projet professionnel qui leur convient le mieux", conclu Azzedine Belmahi. De même, Mohamed Salah Tamek, délégué général de l'Administration pénitentiaire et de la réinsertion, ambitionne de créer une radio intramuros animée par des détenus, selon une information récemment publiée sur le 360.ma.

Une enquête effectuée en 2014 par la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus révélait que sur 6.000 prisonniers pris en charge par l'institution, seulement 3 % avait récidivé.