ALGÉRIE
07/07/2018 10h:58 CET

Présumée attaque chimique de Douma : l'OIAC n'a trouvé aucune preuve d'usage de gaz innervant

Bassam Khabieh / Reuters

Après une centaine de prélèvements sur sept sites à dans la ville syrienne de Douma, le rapport de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l’attaque présumée du 7 avril dernier a été rendu public hier.

Il n’y a jamais eu d’utilisation de gaz innervant organophosphoré. Dans son rapport publié hier,  L’OIAC a indiqué vendredi n’avoir pas trouvé de preuve de l’usage de gaz innervant lors de l’attaque commise dans la ville syrienne de Douma en avril, mais les traces d’un possible recours au chlore.

Une équipe d’enquêteurs de l’organisation basée à la Haye a effectué plus d’une centaine de prélèvements sur sept sites à Douma après la présumée attaque du 7 avril dernier.

“Les résultats montrent qu’aucun agent innervant organophosphoré, ou leurs résidus, n’ont été détectés”, indique l’organisation dans un rapport préliminaire.

“En plus des résidus d’explosifs, différents composés chlorés ont été trouvés”, a-t-elle cependant ajouté.

“Le travail visant à établir la signification de ces résultats est en cours”, a ajouté l’OIAC. Il s’agit de déterminer si les traces détectées peuvent être le signe d’une source active de chlore, dont la présence dans l’environnement n’est pas naturelle.

Des médecins et secouristes avaient indiqué qu’une quarantaine de personnes avaient été tuées dans l’attaque, la plupart dans un immeuble sur le toit duquel avait atterri un cylindre.

L’équipe d’enquêteurs travaille toujours à la “localisation du cylindre” et à sa “provenance”, a encore indiqué l’OIAC.

L’attaque sur Douma, imputée aux forces gouvernementales syriennes par les Occidentaux, et à la suite de laquelle des témoignages avaient fait état du recours au gaz sarin, avait déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien et un pic de tensions diplomatiques avec son allié russe.

L’équipe d’enquêteurs de l’OIAC avait accédé aux lieux de l’attaque le 21 avril, alors qu’elle était arrivée en Syrie le 14.

La Russie a été accusée à plusieurs reprises par les Occidentaux d’entraver l’accès des inspecteurs de l’OIAC à Douma, des accusations qu’elle a rejetées avec véhémence en les qualifiant de “sans fondement”. Elle a accusé les secouristes syriens, les “casques blancs”, d’avoir mis en scène une attaque chimique.

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