ALGÉRIE
18/01/2019 12h:35 CET

Présidentielle d'avril 2019: la machine électorale mise en marche

Côté candidatures, ceux qui briguent la magistrature suprême ont jusqu’au 5 mars prochain pour se décider

Nacerdine ZEBAR via Getty Images

La présidence de la République vient de convoquer le corps électoral pour le 18 avril prochain. Une convocation qui met en branle la machine électorale.

Les autorités locales devront, dans un premier temps, procéder à la révision exceptionnelle des listes électorales. Cette révision est d’ailleurs prévue par le décret de convocation du corps électoral. Elle s’étale sur deux semaines allant du 23 janvier au 06 février. 

Jeudi, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui a expliqué à la presse que l’administration était prête à organiser la prochaine élection présidentielle. Tous les moyens humains et matériels ont été mobilisés à cet effet, avait-il précisé.

Côté candidatures, ceux qui briguent la magistrature suprême ont jusqu’au 5 mars prochain pour se décider.

Selon l’article 140 de la loi organique n° 16-10 du 25 août 2016 relative au régime électoral, la déclaration de candidature est déposée, au plus tard, dans les quarante-cinq (45) jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral.

Selon l’article 141 de la loi susdite, le Conseil constitutionnel statue sur la validité des candidatures à la Présidence de la République par décision, dans un délai de dix (10) jours francs, à compter de la date de dépôt de la déclaration de candidature. La décision du Conseil constitutionnel est immédiatement notifiée à l’intéressé avant d’être publiée au Journal officiel.

A ce jour, on compte déjà cinq intentions de candidatures déclarées. Il s’agit de celles de Fethi Ghares du Mouvement démocratique et Social (MDS), celle de Abdelaziz Belaid du parti Al Moustakbal, l’ancien député Tahar Missoum surnommé “spécifique”, le fils du défunt Mohamed Boudiaf, Nacer Boudiaf, et le colonel à la retraite Ramdane Hamlet.

Même s’il ne se fait pas d’illusions sur ses chances dans le prochain scrutin présidentiel, le porte-parole du MDS, Fethi Ghares, 45 ans, est convaincu que sa candidature offre une occasion unique pour redynamiser et relancer la gauche algérienne dans la vie politique.

Abdelaziz Belaid s’est vu, pour sa part, plébiscité par le congrès du parti en septembre dernier pour postuler à la magistrature suprême. C’est la seconde fois que Belaïd se porte candidat à la Présidentielle. En 2014 il avait été classé troisième avec 3,06% des voix, derrière Abdelaziz Bouteflika et Ali Benflis. 

Les trois autres candidats n’ont aucune appartenance partisane et se proposent d’emblée comme “alternative”, une chance pour le “changement convoité”.