ALGÉRIE
09/05/2019 01h:46 CET | Actualisé 09/05/2019 01h:47 CET

Présidentielle: 68 lettres d'intention à la candidature déposées

ASSOCIATED PRESS

Quelques heures après la parution de la revue El Djeich, qui rejette dans son éditorial toute période de transition hors de la Constitution actuelle, le ministère de l’Intérieur publie le bilan provisoire de la remise des formulaires de souscription de signatures individuelles pour les postulants à la candidature à l’élection présidentielle du 4 juillet prochain. 68 lettres d’intention ont été déposées et “l’opération se déroule dans de bonnes conditions”.

“Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire informe que suite à la convocation du corps électoral pour le jeudi 4 juillet 2019, le bilan provisoire de la remise des formulaires de souscription de signatures individuelles pour les postulants à la candidature à l’élection de la Présidence de la République, arrêté le mardi 7 mai 2019, compte 68 lettres d’intention déposées”, note la même source.

Les concernés “ont pu bénéficier des quotas de formulaires de souscription, en application des dispositions légales en vigueur”, ajoute le communiqué, relevant que “l’opération se déroule dans de bonnes conditions”.

Aucune personnalité politique, que ce soit chez l’opposition ou chez les partis ayant adhéré à l’appel de Gaid Salah à “dialoguer avec les institutions de l’Etat” ne figuraient dans les dernières listes des “candidats à la candidature” divulguées par le ministère.

Depuis la convocation du corps électoral par Abdelkader Bensalah, les Algériens ont maintes fois exprimé, durant plusieurs marches pacifiques, leur rejet de ces élections présidentielles.

Ils exigent le départ du gouvernement de Nourreddine Bedoui et du chef de l’Etat par intérim, rejetant des élections gérées par ces deux responsables, qui ont fidèlement soutenu l’ex-président Abdelaziz Bouteflika.

Le Chef d’Etat-Major, Gaid Salah, a déclaré dans plusieurs de ses récents discours que ces élections “constituent l’unique solution à la crise politique”, faisant part de “l’attachement de l’armée au cadre constitutionnel”. Une conviction non partagée par les manifestants, qui scandaient vendredi dernier “Makanch el intikhabat, yal 3issabat”.