MAROC
05/07/2018 10h:54 CET

Près de 500 kilos de cocaïne saisis à Algésiras, 21 personnes arrêtées

Dont 10 employés du port.

STR via Getty Images
La Guardia Civil et la police nationale espagnole à côté de cargaisons de cocaïne saisies au port d'Algésiras, le 5 décembre 2017.

DROGUE - Nouveau coup de filet anti-drogue dans le sud de l’Espagne. La Guardia Civil a annoncé, mercredi 4 juillet dans un communiqué, la saisie, au port d’Algésiras, de 480 kilos de cocaïne lors d’une opération qui s’est également soldée par l’arrestation de 21 personnes.

Parmi les personnes arrêtées figurent 10 employés du port qui travaillaient dans différents services, dont ceux des dockers, des transporteurs et des transitaires. Ils constituaient “un groupe criminel parfaitement coordonné pour introduire et retirer de grandes quantités de stupéfiants dans les installations portuaires”, précise la Guardia Civil.

La cargaison de drogue était cachée dans un camion en provenance de Guayaquil, ville portuaire située en Équateur.

L’enquête, menée depuis plusieurs mois, a permis de détecter la présence, en Espagne, de membres d’organisations criminelles présentes notamment en Colombie, en France, au Maroc et aux Pays-Bas, indique la Guardia Civil, ajoutant que les investigations ont été coordonnées avec Europol, l’agence européenne de police criminelle.

Parmi les personnes enquêtées ces derniers mois pour retracer le réseau de trafiquants de drogue se trouvait celle connue sous le nom de “Maradona de la cocaïne”, qui a été assassiné au mois de mai alors qu’il célébrait la communion de son fils à Malaga, souligne la Guardia Civil.

Pour effectuer leurs opérations, les membres de l’organisation avaient acheté du matériel informatique et téléphonique chiffré, qui leur permettait d’effacer, à distance, certaines informations, afin de ne pas compromettre le reste du réseau en cas d’arrestation d’un des membres.

Le travail opérationnel permanent effectué par les enquêteurs dans la région de Campo de Gibraltar pendant des mois leur a permis de localiser la planque que les membres de l’organisation utilisait pour leurs négociations et finaliser les détails de leur activité criminelle.