MAROC
16/07/2018 17h:47 CET

PPS: Le procès intenté par "Kadimoune" contre Benabdellah reporté au 17 septembre

La première requête a été rejetée.

Nabil Benabdellah/Facebook

PROCÈS - De report en report. Le procès intenté par le courant “Kadimoune” (“Nous arrivons”) contre le secrétaire général du PPS a été de nouveau ajourné, ce lundi 16 juillet, par le tribunal de première instance de Rabat. Après son ouverture le 14 mai, le procès a été reporté au cours des deux dernières audiences, alors que la troisième aura lieu le 17 septembre, annonce le porte-parole du courant, Hassan Benkabli, sur sa page Facebook.

Dans celle-ci, il précise que l’avocat représentant “Kadimoune” a présenté à la Cour des arguments remettant en question la légalité de la gestion actuelle du PPS. “L’avocat a souligné que le parti ne dispose pas d’un règlement interne conforme à la loi organique 29.11 qui impose à tout parti politique d’en disposer ainsi que d’un statut et d’un programme”, explique Hassan Benkabli. Et d’ajouter que le parti “se trouve dans une situation illégale après le dépassement du délai de conformité stipulé par la loi qui est de 24 mois à partir de sa publication au bulletin officiel en octobre 2011”.

“Kadimoune” avait tenté de faire annuler le congrès national du PPS afin de barrer la route à une réélection du secrétaire général Nabil Benabdellah. Le courant avait ainsi saisi la justice dans le cadre d’une procédure d’urgence le 20 avril dernier, espérant atteindre son but, mais le 9 mai, quelques jours avant la tenue du 10e congrès national du parti du 11 au 13 mai, le tribunal avait rejeté sa requête. 

Pour le courant, Benabdellah “n’a pas brillé” par son parcours au sein du PPS et il a écarté les membres du Comité central (CC) du PPS dont il fait partie. Une thèse que Nabil Benabdellah a démenti catégoriquement. Reconduit sans surprise au secrétariat général du parti, il avait déclaré à notre rédaction que “Kadimoune” est formé de membres que “nous n’avons jamais écartés, ils ne sont pas exclus. Ils se sont exclus d’eux-mêmes”, avait-il insisté, précisant aussi que ce courant ne représente pas la majorité du CC. “S’ils sont aussi nombreux, qu’ils organisent un congrès”, les avait-il alors défié.