TUNISIE
04/10/2018 16h:43 CET | Actualisé 04/10/2018 17h:52 CET

Pourquoi une libération "provisoire" pour Samir El Wafi? Son avocat se confie au HuffPost Tunisie

Il est quasiment blanchi, selon son avocat.

Samir El Wafi/FB

Le célèbre journaliste Samir El Wafi est libre! 

Une liberté provisoire qui a été annoncée ce jeudi 4 octobre en fin d’après-midi par son avocat Hatem Zouari.

Contacté par le HuffPost Tunisie, Me Zouari a donné de nouveaux éclaircissements sur cette affaire.

Il a, en effet, précisé que la décision du tribunal d’accorder cette liberté provisoire revient au fait qu’un deuxième accusé est également impliqué dans cette affaire. Absent, ce dernier sera entendu à une date ultérieure, et ce à la demande du ministère public, a-t-il expliqué en ajoutant que son audience sera tenue le 15 novembre prochain.

Comme le ministère public a demandé le report du procès, la défense a donc demandé une libération provisoire du journaliste.

Même si le jugement de relaxe n’est pas encore définitif, Me Zouari a assuré que son client sera enfin chez lui.

“Actuellement, il n’y a aucun autre procès en cours à l’égard de Samir El Wafi” précise-t-il. “Il est blanchi” martèle-t-il en ajoutant que la seule affaire qui est encore pendante et dont il fait l’objet, c’est le procès en appel de l’affaire de Hamadi Touil.

“Dans cette affaire Samir El Wafi a été condamné à 3 mois de prison” lance Me Zouari. Or après un an et 5 mois de détention, la peine a été exécutée. 

Le ministère public a décidé de reporter l’affaire à une date ultérieure et délivré un mandat de dépôt à l’encontre du présentateur, explique de son côté Sofiene Selliti, porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis à l’agence TAP . Après les plaidoiries des avocats, Samir El Wafi a été toutefois libéré après avoir passé 15 mois de détention, a-t-il répliqué.

Le 19 juin 2017, le porte-parole du parquet au tribunal de première instance de Tunis a confirmé l’arrestation du présentateur de télévision Samir El Wafi. Il a été accusé de corruption, d’escroquerie et de blanchiment d’argent sur la base de l’article 87 du Code pénal. Il a été ensuite transféré devant le Pôle judiciaire économique et financier pour une nouvelle affaire de blanchiment d’argent. La chambre d’accusation a confirmé la décision de clore l’enquête pour fraude et l’a accusé d’abus de pouvoir.

D’autres accusations d’escroquerie et de chèques sans provision se sont d’ailleurs succédées à l’égard de Samir El Wafi qui a été innocenté quelques mois plus tard.  

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