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09/03/2016 08h:49 CET | Actualisé 09/03/2017 06h:12 CET

Pourquoi les associations de lutte contre la pauvreté en Tunisie ne sont pas assez connues?

Aujourd'hui en Tunisie, 15,5% de la population se trouve en dessous du seuil de pauvreté (contre 32,4% en 2000) selon le ministre de l'Agriculture. Cela représente quand même un quart de toute la population. Pour remédier à ce problème, beaucoup d'associations caritatives se sont créées, mais malheureusement, peu d'entre elles se font réellement connaître. En voici deux d'entre-elles.

facebook/association elissa

Aujourd'hui en Tunisie, 15,5% de la population se trouve en dessous du seuil de pauvreté (contre 32,4% en 2000) selon le ministre de l'Agriculture. Cela représente quand même un quart de toute la population.

Pour remédier à ce problème, beaucoup d'associations caritatives se sont créées, mais malheureusement, peu d'entre elles se font réellement connaître. En voici deux d'entre-elles.

Les associations et leurs buts

La première association sur laquelle on se concentre se nomme "Elissa", qui s'engage à aider des familles, qui aujourd'hui, sont au stade de survie, en effet, leurs conditions sont telles qu'elles ne peuvent pas subvenir à leurs premiers besoins. C'est pour ça qu'"Elissa" s'est fixé, trois objectifs.

  • Tout d'abord, solliciter la générosité des plus aisés par des dons vestimentaires ou matériaux.
  • Ensuite, permettre aux donateurs de parrainer un enfant pour une année scolaire;
  • Et enfin essayer d'impliquer les institutions des différents secteurs (médical, ONG, associations agissant dans le même domaine...).

Cette association est active et optimiste, pourtant on peut emettre une réserve.

Effectivement, il n'y a plus d'activité sur le site depuis 2011, l'association ne donne aucun moyen de la contacter (numéro, mail ou autre). Une page Facebook avait également été créée mais est également restée inactive.

La deuxième association s'appelle ADS. ADS signifie Action et Développement Solidaire, ce qui explique déjà son but.

Ils veulent contribuer au bon développement de toute la population, rendre service aux personnes en difficulté, aux écoles démunies....

Ils s'engagent aussi pour les droits et les devoirs de la population sur le terrain. Ce collectif a été créé au lendemain de la Révolution du 14 janvier et essaye de créer un echange, d'écouter leurs préoccupations et leurs propositions, et entend y répondre par des solutions s'inspirant des valeurs de "tunisianité".

Le président de cette association, Radhi Meddeb, est actif avec l'association mais cela n'est pas son seul métier: c'est un homme politique et PDG du groupe COMETE (groupe intervenant dans l'ingénierie, le conseil et l'immobilier dans les pays du Maghreb).

Il est déjà passé dans la presse, ou encore dans d'autres rassemblements.

Le collectif organise beaucoup d'opérations, dans les villages tunisiens, ou les écoles pour des différentes raisons:

En février 2015, une action a été réalisée à Kasserine, pour la lutte contre le froid.

La dernière opération remonte à septembre 2015, "1001 cartables", réalisée à Béja, Gafsa, Jendouba, Kasserine, Nabeul, Sfax, Sidi Bouzid, et Sousse pour récupérer des cartables, des fournitures de classe, et faire en sorte que les enfants de ces villes puissent faire leur rentrée des classes dans les meilleures conditions possibles.

Pour résumer, cette association incite les gens à faire des dons, pour aller rencontrer les familles dans leur village et les aider financièrement ou matériellement, et elle paraît optimiste. Seule zone d'ombre, elle ne contient que 7 membres à ce jour, et n'arrive pas à communiquer, malgré les rares interventions médiatiques de leur président.

Y a-t-il des solutions?

Plusieurs solutions sont possibles, mais la plus réformatrice serait celle de la publicité. Peut-être que des rassemblements dans des grandes villes pourraient aider à solliciter l'aide des plus aisés?

La partie commerciale ne semble pas assez développée pour permettre à ces collectifs de récolter suffisamment de dons.

Feriel Mestiri, collégienne, a suivi un stage pédagogique d'une semaine au sein de la rédaction du HuffPost Tunisie.

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