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13/09/2019 11h:15 CET | Actualisé 13/09/2019 11h:15 CET

Pourquoi je soutiens Abdelkrim Zbidi

Abdelkrim Zbidi est le candidat du coeur et de la raison. Je le soutiens et j’invite tous les hésitants de la famille centriste à faire de même.

BECHIR TAIEB via Getty Images

Durant cette campagne présidentielle, pas mal de personnes m’ont interrogé sur la raison de mon soutien depuis le début à la candidature de Si Abdelkrim Zebidi. Cette interrogation vient souvent des personnes qui s’intéressent à lui, qui ne le connaissent pas ou, qui ont été déçus par une apparition médiatique, ou encore des personnes plutôt convaincues par d’autres candidats de la famille centriste pour le moment.

Je leur parle alors de Si Abdelkrim que j’ai connu dans le gouvernement de “Technocrates” en 2011. J’étais ministre du Transport et de l’Equipement, il était ministre de la Défense. Seul à Tunis, son épouse travaillant à Sousse étant restée à Hammam Sousse, nous avons eu l’occasion de l’inviter à dîner et de faire plus ample connaissance.

J’ai découvert durant ces soirées l’expérience du Professeur en médecine Abdelkrim Zebidi, mais aussi son expérience en Tunisie, mais aussi à l’étranger, avec l’aide qu’il a apporté avec plusieurs pays, notamment le dernier en date à l’époque, le Djibouti. Je lui ai évoqué un jour une affaire qui nous tracassait beaucoup, le navire tunisien que des pirates retenaient en mer avec l’équipage pris en otage. Leurs familles étaient désespérées et venaient souvent au ministère du Transport. Au bout de quelques semaines, avec le propriétaire du Navire que je remercierai toujours, une solution a été trouvée. Il nous fallait l’aide de forces navales militaires internationales. Si Abdelkrim avait réagi promptement et appelé les ministres des Défenses et les a persuadé de garder leur navire dans la région bien au delà de leur planning pour accompagner la libération du navire Tunisien. Ensuite un souci nous a bloqué sur Djibouti. Si Abdelkrim en 15 minutes nous a réglé le problème grâce à ses connaissances des plus hautes autorités de ce pays. Les familles des otages étaient très contentes à l’arrivée à l’aéroport de l’équipage, le travail a été bien sûr un travail d’équipe avec le ministère des Affaires étrangères, mais en voyant la joie des enfants, des mères et des épouses à l’arrivée des membres de l’équipage, nous remerciant de tout coeur, ma pensée a été à l’homme de l’ombre qui sans lui l’opération n’aurait pas réussie, Si Abdelkrim.

Il a du coeur. Durant toute sa carrière de Professeur et de Doyen, il a toujours tout fait pour aider les étudiants qui manquaient de moyens pour faire leurs études de médecine dans des conditions acceptables, à travers la société civile. C’est un homme qui a bénéficié de l’ascenseur social de l’école républicaine, tout comme moi et un grand nombre de cadres du pays. Cet ascenseur en panne aujourd’hui a besoin d’un homme d’Etat à sa tête bien conscient de son importance pour aider à le remettre en marche pour tous nos jeunes pour qu’ils reprennent espoir et confiance en l’avenir. 

L’armée est une organisation bien huilée, certains arguent que quelque soit le ministre elle fonctionne parfaitement. C’est certainement vrai sur le plan technique. Cependant le ministre de la Défense est l’homme porteur du message de la muette auprès du pouvoir politique, et dieu sait que la stabilité de ce pouvoir n’était pas un point fort de cette transition, que ce soit en terme de visibilité pour l’avenir entre 2011 et 2013, que ce soit au sein du parlement actuel avec le tourisme parlementaire et les relations entre les deux têtes de l’exécutif. Si Abdelkrim a pu conserver une très bonne relation de respect et de proximité avec Si Béji, Allah yarhmou, tout en maintenant une relation de respect à la fonction de Chef de Gouvernement, en essayant toujours d’abaisser les tensions dans l’intérêt du pays. 

Sa discrétion, sa manière de vivre, son non attachement aux projecteurs, ne fait pas de lui naturellement un candidat à des élections. S’il a accepté après plusieurs mois de discussion et surtout après la disparition du Président, c’est qu’il considère qu’il faut préserver le pays et que sa mission est loin d’être finie.

Nous avons commencé un travail formidable en 2011 pour réussir la transition de notre très chère Tunisie vers la démocratie, il doit être poursuivi. Nous sommes devant un tournant où le Président de la République devra être à la hauteur des enjeux et des risques qui se présentent à nous, qu’ils soient externes ou internes, et vu l’offre politique actuelle, par devoir à la République, nous devons soutenir l’homme honnête, compétent, qui a du coeur, sincère et qui défendra les intérêts de ce pays en toute indépendance. 

Abdelkrim Zbidi est le candidat du coeur et de la raison. Je le soutiens et j’invite tous les hésitants de la famille centriste à faire de même, nous sommes trop dispersés, concentrons nos voix pour maximiser les chances d’avoir au second tour un candidat de cette famille politique. Votons #10 dimanche.

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