TUNISIE
07/01/2019 13h:20 CET | Actualisé 07/01/2019 13h:50 CET

Pour sortir de la crise, Mohsen Marzouk recommande un régime présidentiel

Un régime présidentiel démocratique qui permettra au pouvoir exécutif de prendre et appliquer des décisions plus rapidement.

FETHI BELAID via Getty Images

En marge d’un meeting organisé à Sfax sous le thème “Les régions sont la solution”, le secrétaire général de Machrou Tounes, Mohsen Marzouk, a livré ses recommandations pour la résolution des différentes crises que vit le pays.

Pour lui, afin que les projets de loi soient rapidement adoptés, et que les lois et décisions entrent en vigueur en “un temps record”, le régime doit devenir un régime présidentiel, dit-il, démocratique.

Toujours dans l’optique de donner plus de liberté au pouvoir exécutif, Marzouk estime que le système électoral doit également être modifié, de façon à garantir une majorité au Parlement, et faciliter ainsi le travail de l’exécutif dans la mise en application des différentes décisions. Selon lui, ceci permettra également un meilleur suivi.

“Il ne faut pas que l’UGTT devienne un Ring de combat pour les partis”

S’agissant des déclarations de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) qui avait affirmé, à travers son secrétaire général adjoint, qu’elle est concernée par les prochaines élections, Marzouk a mis en garde contre l’implication de celle-ci dans les conflits inter-partis, ajoutant que ces déclarations voudraient plutôt dire que l’UGTT est concernée par les résultats des élections et leurs conséquences, et non par les élections elles-mêmes.

“Il ne faut pas que l’UGTT devienne un ring de combat pour les partis” déclare-t-il.

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Samir Cheffai, avait par ailleurs affirmé, le 2 janvier, que la centrale syndicale ne comptait présenter aucun candidat lors de la prochaine élection présidentielle de 2019, mais qu’elle y jouera un rôle majeur.

“La direction de la Fédération de l’Enseignement secondaire est plus politique que syndicale”

En ce qui concerne la crise de l’enseignement secondaire, Marzouk estime que la direction de la fédération générale de l’enseignement secondaire est plus politique que syndicale, indiquant que l’augmentation des salaires des enseignants contribuera à la dégradation de la situation économique du pays, et ne fera qu’augmenter l’inflation.

“Il faut qu’on se mette d’accord sur une période où tout le monde y mette du sien. Ils font que tout le monde fasse des sacrifices, le temps que la productivité du pays s’améliore, pour que l’on puisse augmenter les salaires sans que cela nuise aux équilibres financiers du pays” a-t-il ajouté.

“Il vaut mieux se contenter d’une avance de 110 dinars que de ne rien recevoir”

Quant à la grève générale de la fonction publique prévue le 17 janvier, Marzouk souligne les répercussions néfastes que celle-ci pourrait avoir sur le pays.

“Se contenter d’une avance de 110 ou 120 dinars maintenant et recevoir le reste plus tard, c’est mieux que de ne rien avoir et entrer en grève; une grève dont ne pâtira que l’État.” a-t-il déclaré avant d’ajouter “Et si par malheur des problèmes sociaux finissent par faire tomber le gouvernement, il nous faudra 3 mois pour mettre en place un nouveau gouvernement, qui n’aura pas le temps de procéder à des augmentations des salaires”. 

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